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La relation praticien - patient


La relation praticien / patient dépasse de nos jours la seule expertise thérapeutique, pour se concevoir dans une approche globale qualitative. En effet, les patients exigent plus que des soins curatifs : leur intérêt porte aussi sur les aspects prophylactiques, esthétiques, économiques et de confort.

Les points forts
Face aux nouvelles exigences des patients, les praticiens se doivent d’offrir une nouvelle relation de qualité.

Cette démarche doit aboutir à la définition avec chaque patient d’un contrat de soins. Car la qualité de la relation fait partie intégrante de la qualité globale de la prestation assurée par le chirurgien dentiste au même titre que l’expertise thérapeutique. Le praticien doit donc s’adapter à une mutation profonde de sa relation avec le patient. Celui-ci est un consommateur averti. Il ne subit plus : il participe. Cette évolution consumériste, loin d’être un phénomène de mode, se conçoit sur un mode adulte, responsable.

Cette approche responsable de la relation praticien / patient s’assume de part et d’autre dans un rapport de confiance et de transparence. Elle passe par un « consentement éclairé » assis sur un plan de travail clair et bien compris et si nécessaire un devis écrit, détaillé et accepté sans ambiguïté.

Ce consentement éclairé passe aussi par un contrôle et un suivi régulier, ce que beaucoup de patients tendent encore à trop négliger.

Une relation de qualité prend aussi en compte l’environnement psychologique et émotionnel du patient. Comment mieux s’adapter à des patients hyper anxieux, des patients souffrant d’une maladie chronique, à des patients « traumatisés par des souvenirs de soins algiques » ? Tous ces patients méritent une approche personnalisée, humaniste avant d’être technique.

A ce titre, la gestion de l’anxiété et de la douleur doit être prise en charge. En effet, malgré les progrès réalisés par la profession, la douleur est encore liée à l’environnement dentaire, d’une manière instinctive, collective ou individuelle. Cette appréhension est souvent irraisonnée et constitue un obstacle majeur à la fréquentation des cabinets dentaires. Peur et douleur sont donc des obstacles à une bonne santé bucco-dentaire.

La douleur doit désormais être prise en charge comme une pathologie dans la pathologie. La mise en place de Centres Anti-Douleur est bien le reflet de cette préoccupation qui concerne tous les acteurs de santé. Quoiqu’il en soit, le chirurgien dentiste peut à présent prendre parfaitement en charge à son cabinet la quasi totalité des manifestations douloureuses liées à la sphère bucco-dentaire. En effet, les techniques de soins et les thérapeutiques antalgiques ont fait d’énormes progrès. La crainte du dentiste peut donc bien souvent se résumer à une peur proche du fantasme mais qui ne doit pas être méprisée pour autant.

Le praticien, toujours dans une approche globale, doit prendre en charge la douleur :

 Avant les soins : c’est le rôle des séances de motivation sur l’hygiène bucco-dentaire et les contrôles réguliers.
 Pendant les soins : en s’aidant au mieux des produits anesthésiants de plus en plus efficaces et bien tolérés, qu’ils soient injectables ou de contact.
 Après les soins : en prescrivant des antalgiques et / ou des anti-inflammatoires.

En bref

Le dentiste d’antan fait donc place à un praticien préoccupé par une approche globale, d’autant que son patient se positionne en consommateur. Il a désormais pour but d’obtenir le consentement éclairé de son patient, base d’une relation transparente, confiante et responsable. Dans ce sens, une prise en charge accrue des manifestations douloureuses ne peut que contribuer à une meilleure santé bucco-dentaire.

Source
ADF (Association Dentaire Française)
Dernière révision : juin 2009


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