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Des matériaux et des techniques au service du sourire

L’esthétique en dentisterie est un concept moderne, évoqué en tant que tel en 1975 par C. PINCUS aux USA.
Quant au sourire, c’est une préoccupation encore plus actuelle qui englobe une dimension affective, relationnelle, plus sensible mais toujours basée sur des techniques de plus en plus performantes comme les restaurations prothétiques ou le blanchiment des dents par exemple.


L’esthétique


C’est une notion éminemment culturelle, mais elle prend dans nos sociétés évoluées une place considérable.
Elle est normative et peut se résumer en une phrase : avoir des dents blanches et bien alignées.
Les praticiens ont du s’adapter à ces exigences et passer d’une dentisterie réparatrice et fonctionnelle, éventuellement esthétique à une dentisterie restauratrice et d’emblée esthétique.
L’évolution des mentalités n’est pas étrangère au rôle des médias, qui ont contribué à l’information du public sur les techniques les plus modernes.
Les fabricants de leur côté ont bien perçu ces besoins, essayant même et parfois avec succès de les susciter, en créant des produits de « cosmétologie » bucco-dentaire directement diffusés au grand public

On conçoit donc aisément quel est le rôle d’un praticien moderne : il doit lutter contre la carie, effectuer des détartrages, proposer des traitements orthodontiques, motiver son patient sur la prophylaxie, mais aussi réaliser des réparations esthétiques (comme celles effectuées avec les composites), des reconstitutions cosmétiques (une couronne ou un bridge en céramique) et y associer les techniques de blanchiment; en bref redonner à son patient un beau sourire !


Le blanchiment


Plusieurs possibilités sont offertes aux patients qui n’ont pas les « dents blanches » :

-- En cas de coloration « alimentaire » du type café, thé, tabac : il est nécessaire de réaliser un détartrage soigneux suivi d’un polissage. On peut ensuite proposer des dentifrices « blanchissants », à utiliser en alternance avec le dentifrice habituel, pour la maintenance.

-- En cas de colorations plus marquées, le chirurgien-dentiste, après détartrage, peut réaliser un éclaircissement. On utilisera des produits à base d’eau oxygénée pour tenter d’obtenir un éclaircissement.
Il a à sa disposition plusieurs solutions :
>>  Il peut proposer la technique dite ambulatoire :  à partir d’une empreinte des arcades dentaires, on procède à la réalisation de gouttières en plastique souple. Elles serviront à  imprégner les dents d’un un gel de peroxyde de carbamide (= à base d’eau oxygénée) au domicile, en port de nuit de préférence.
>>  Il peut aussi faire une séance au fauteuil : dans ce cas, on utilisera des concentrations plus importantes de gel mais pendant des temps plus courts. Si on souhaite de la stabilité dans le temps, il est préférable de poursuivre le traitement au fauteuil par quelques nuits en ambulatoire.
La différence entre les deux techniques repose essentiellement sur le temps de traitement.
Les premiers résultats apparaissent en 8 jours et se mettent en place dans les semaines qui suivent.

La suppression du tabac, café et thé s’impose pendant le temps du traitement ainsi que dans les semaines qui suivent. Pour des patients peu disposés à se prendre en charge ou dans certains cas délicats, le praticien peut réaliser au fauteuil l’application de gels plus concentrés. Si ces techniques au fauteuil sont plus rapides, elles ne sont pas aussi stables que les traitements à la maison, d’où l’importance de les prolonger avec une technique ambulatoire, pour stabiliser le résultat.

Dans tous les cas, ces traitements ne se conçoivent que sur gencives et dents saines.
Enfin, il est raisonnable de ne pas faire de promesse inconsidérée, car le blanchiment peut donner lieu à des résultats inconstants voire insuffisants surtout pour les patients qui en attendent trop.


Les restaurations prothétiques


Elles permettent de redonner un aspect naturel à une dent altérée, de remplacer une ou plusieurs dents absentes.

   Si une dent est très altérée, on peut en masquer les défauts en la recouvrant d’une facette en céramique d’une épaisseur de 2 à 3/10e, collée, dont la couleur et la forme réalisent une intégration parfaite, esthétique et fonctionnelle.

   Si une dent est trop abîmée ou cassée, elle retrouvera un aspect naturel, grâce à la réalisation d’une couronne céramo-métallique (céramique cuite sur une cupule métallique) ou encore mieux céramo-céramique (céramique cuite sur une cupule d’alumine) offrant un résultat esthétique optimum.

   Si une ou plusieurs dents manquent deux solutions s’offrent au patient :
- Le très classique bridge céramo-métallique qui, en prenant appui sur 2 dents minimum (les piliers), permet à une partie intermédiaire (l’inter) de venir combler l’espace laissé par la ou les dents manquantes.
- Les implants, envisageables chez des patients en parfaite santé, à l’hygiène rigoureuse et parfaitement informés (consentement éclairé), ont un taux de succès important à long terme.

Tous les types d’édentation peuvent relever de l’implantologie. Encore faut-il savoir que plus l’édentation est importante, plus le cas est difficile et qu’un bilan pré-implantaire doit être réalisé pour déterminer la qualité et la quantité d’os utilisable. En fait, les implants ne sont pas des prothèses mais des supports inclus chirurgicalement dans les maxillaires qui seront secondairement « recouverts » par des prothèses scellées. L’ensemble restituant alors confort, fonction et esthétique.


En bref ...


La qualité du sourire est une exigence très actuelle des patients. Les chirurgiens-dentistes font leur possible pour résoudre l’équation fonction / esthétique. L’amélioration des matériaux et des techniques permet désormais de répondre à la grande majorité des demandes : utilisation de produits de restauration « couleur dent », réalisation de prothèses sur dents naturelles ou sur implants au mimétisme naturel utilisant des techniques d’éclaircissement ; c’est le concept récent de la dentisterie esthétique.


dernière mise à jour : juin 2009

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