Accueil
CONGRÈS 2010 - Chirurgiens-dentistes, bénéficiez du TARIF PREFERENTIEL en vous inscrivant avant le 31 octobre -- en savoir + >>>

Communiqué ADF juillet 2010 - Equipements électriques ou électroniques dentaires : un recyclage responsable et conforme à la réglementation -- Lire la suite >>>

Communiqué ADF-HAS juillet 2010 -- Signature d’une convention pour favoriser les bonnes pratiques de la chirurgie dentaire -- Lire la suite >>>

La Lettre du Congrès 2010 - n°1 - juin : ouverture des inscriptions - Trois innovations pédagogiques, trois cycles, un programme assistante complet et attractif... Lire la suite >>>

CONGRÈS 2010 - SÉANCES COMPLÈTES
-- Consulter la liste   >>>


La FORMATION de JUILLET en ligne : « Gestion du traumatisme chez l'enfant » par Aurélie Beslot et François Villette -- Cliquez ici pour en savoir plus >>>

FDI 2010 SALVADOR de BAHIA -- 2-5 sept. -- organisez votre voyage avec l'ADF et Meeting Travel --
Lire la suite >>>


ADF Qualité
ADF Congrès
 


 
  L'amalgame dentaire
  Le Mercure
  Prévention SIDA Hépatite
  Hygiène et Asepsie au cabinet dentaire
  L'endocardite infectieuse
  La vérité sur l'implantologie
 
Presse > Communiqués > La vérité sur l'implantologie

LA VÉRITE SUR L'IMPLANTOLOGIE :  LE TRAITEMENT IMPLANTAIRE

L'implant dentaire


Un implant dentaire est une racine artificielle insérée dans l’os de la mâchoire et destinée à créer un ancrage résistant et durable sur lequel le chirurgien-dentiste adapte secondairement un élément prothétique (la ou les fausses dents).

historique
Ce n’est qu’au début des années 1980 que des progrès significatifs sont accomplis dans le domaine de l’implantologie orale. Un chirurgien suédois, le Pr. Bränemark et son équipe publient plusieurs études portant sur des patients totalement édentés traités à l’aide de prothèses implantaires (bridges sur implants). La période d’observation est de 15 années. Le titane est utilisé pour la fabrication des implants et un délai de quatre à six mois est fixé entre la pose de l'implant et celle de la prothèse. Les résultats sont excellents, très supérieurs à ceux obtenus avec les autres techniques déjà en vigueur en implantologie orale. L’intérêt pour cette discipline est relancé. De nouveaux journaux scientifiques sont créés, de nouvelles recherches sont publiées, des centres de formation pour les chirurgiens-dentistes apparaissent dans le monde entier. En France, les chirurgiens-dentistes ayant le plus d’expérience avec ces nouvelles méthodes pratiquent cette technique depuis une vingtaine d’années.

Avancées récentes

Qu’il s’agisse de titanes purs ou faiblement alliés, les propriétés mécaniques des matériaux utilisés pour les implants ont été améliorées. La zone de connexion entre l'implant et la prothèse, très sollicitée par la mastication et parfois point faible de la restauration implantaire, est aujourd’hui plus résistante et plus fiable dans le temps.

De nouveaux diamètres d’implants (implants larges) sont également apparus pour traiter des situations où les contraintes mécaniques sont importantes (remplacement des molaires, par exemple).

Autre progrès : le temps nécessaire à la reconstitution de l'os autour de l’implant tend à se raccourcir grâce aux nouveaux implants dont la surface texturée, plus rugueuse, permet une colonisation plus rapide des cellules osseuses. Dans certains cas, une prothèse fixe provisoire peut être réalisée le jour de la pose des implants ou très peu de temps après. C’est ce qu’on appelle la mise en charge immédiate. Les résultats sont excellents si les indications sont bien posées.

D’autre part, la géométrie des implants évolue : à côté des implants cylindriques toujours disponibles, des formes coniques sont aujourd’hui utilisées. Celles-ci permettent d’obtenir une meilleure stabilité primaire de l’implant et de traiter avec succès les situations où l’os est peu dense ; ceci n’était pas toujours possible avec les implants cylindriques.

Enfin, dernière innovation : les greffes osseuses. Il est maintenant possible de prélever, sous anesthésie locale, un peu d'os de la mâchoire inférieure pour le greffer là où il fait défaut, le plus souvent à la mâchoire supérieure. Cette technique permet de traiter des patients aux mâchoires résorbées ou présentant des séquelles d’accidents. Lorsque la reconstruction osseuse précédant la pose des implants requiert l’utilisation de greffons plus volumineux, le prélèvement peut alors se faire dans l’épaisseur de l’os crânien ou au niveau de la crête iliaque (hanche). Cette intervention est alors réalisée sous anesthésie générale et nécessite une courte hospitalisation.

De nouvelles avancées concernent les biomatériaux imitant la structure de l'os ; ils sont parfois utilisés pour éviter le recours à un prélèvement osseux. Ils sont dits ostéoconducteurs et agissent à la manière d’un échafaudage dans lequel les cellules de l’os peuvent progresser, s’installer et produire un nouveau tissu osseux. Autogreffes osseuses et biomatériaux ne doivent pas être opposés. Ils ont leurs indications respectives.

L'intervention (pose d'implant)
Elle est presque toujours réalisée sous anesthésie locale. Le chirurgien effectue une incision dans la gencive et, à l'aide d'un foret, réalise un petit pertuis dans l'os de la mâchoire. L’implant - il s’agit en général d’une vis en titane - est alors mis en place. Les suites opératoires sont le plus souvent minimes. Entre la pose de l’implant et celle de la prothèse, il faut patienter entre six semaines et quatre mois pour que l'implant s'intègre parfaitement à l'os de la mâchoire selon un phénomène appelé ostéointégration. Les cellules du tissu osseux colonisent la surface de l’implant, formant une sorte de cal rigide. C'est le même phénomène qui se produit lors de la cicatrisation d’une fracture du bras ou de la jambe.

Les avantages des implants
Le traitement implantaire permet :

  • d'éviter le recours à une prothèse amovible (dentier) ou de supprimer une prothèse amovible déjà existante et mal tolérée. Grâce aux implants, une prothèse fixe est alors réalisée et le patient bénéficie d’un meilleur confort, d’une meilleure efficacité masticatoire, souvent d’une meilleure élocution et d’une meilleure image de lui-même.

  • de ne pas couronner les dents adjacentes à la zone édentée (comme il faut le faire lorsqu’un bridge traditionnel est réalisé). Ceci est évidemment très intéressant si ces dents sont saines, mais l’est également dans des situations où ces dents adjacentes sont traitées mais restent fragiles et inaptes à supporter un bridge (racines courtes, mobilité dentaire).

  • de stabiliser une prothèse amovible qui serait mobile et inefficace. Les implants reçoivent alors des systèmes d’attachement qui permettent de stabiliser fermement la prothèse pendant la mastication. Le patient continue cependant de retirer sa prothèse pour les soins d’hygiène quotidiens.

  • Dans certains cas, le traitement implantaire n’est pas indiqué (qualité et quantité d’os insuffisante, par exemple) et c’est au chirurgien-dentiste de conseiller au mieux son patient.

    Les échecs
    Le taux d'échec est faible : de 2 % à 5 %. Le tabagisme (plus de dix cigarettes par jour) multiplie ce risque environ par deux. L’âge du patient, lorsque ce dernier est en bonne santé et que l’os de la mâchoire est satisfaisant en quantité et qualité, n’apparaît pas aujourd’hui comme un facteur de risque.

    La durée de vie des implants
    Nous disposons en France d’une vingtaine d’années de recul. Les chirurgiens suédois ayant commencé à traiter des patients au milieu des années 60, ont maintenant une quarantaine d'années de recul. Ainsi, même s’il est admis que la plupart des implants sont en place pour une période minimum de dix ans, leur durée de vie est en fait souvent supérieure. A condition cependant que le patient ait une bonne hygiène dentaire et fasse contrôler ses implants initialement tous les ans puis tous les deux ou trois ans.


    Quelques chiffres
    Selon une étude du Millennium Research Group (Toronto, Canada), 110 000 implants dentaires ont été placés en France en 2002. La technique est en plein essor (+ 22 % en France en 2002). Pourtant la France est en retard sur l’Allemagne, l’Italie ou même l’Espagne. Dans ces pays, le nombre d’implants placés en 2002 était respectivement de 419 000, 409 000 et 168 000. 


    Juin 2004

    Haut de page

    © Cyberscope 2004 - Mentions légales