Accueil
CONGRÈS 2010 - Chirurgiens-dentistes, bénéficiez du TARIF PREFERENTIEL en vous inscrivant avant le 31 octobre -- en savoir + >>>

Communiqué ADF juillet 2010 - Equipements électriques ou électroniques dentaires : un recyclage responsable et conforme à la réglementation -- Lire la suite >>>

Communiqué ADF-HAS juillet 2010 -- Signature d’une convention pour favoriser les bonnes pratiques de la chirurgie dentaire -- Lire la suite >>>

La Lettre du Congrès 2010 - n°1 - juin : ouverture des inscriptions - Trois innovations pédagogiques, trois cycles, un programme assistante complet et attractif... Lire la suite >>>

CONGRÈS 2010 - SÉANCES COMPLÈTES
-- Consulter la liste   >>>


La FORMATION de JUILLET en ligne : « Gestion du traumatisme chez l'enfant » par Aurélie Beslot et François Villette -- Cliquez ici pour en savoir plus >>>

FDI 2010 SALVADOR de BAHIA -- 2-5 sept. -- organisez votre voyage avec l'ADF et Meeting Travel --
Lire la suite >>>


ADF Qualité
ADF Congrès
 


 
  Bruxisme
  Cancers buccaux
  Carie
  Douleur
  Élimination des déchets
  Fluor
  Hygiène bucco-dentaire
  Obturation
  La relation patient-practicien
  Sourire
  Enfant de 0 à 5 ans
  Enfant à partir de 6 ans
  Implants dentaires
  Maladies parodontales
  Halitose (mauvaise haleine)
  Orthopédie dento-faciale
  Amalgames dentaires
 
Presse > Fiches pratiques > Bruxisme

Le Bruxisme

On appelle « bruxisme », le grincement ou le serrement intempestif des dents, c’est à dire celui qui s’observe en dehors des périodes de mastication ou de déglutition, durant lesquelles les dents se touchent naturellement.

Les points forts
Ce trouble atteint autant les enfants que les adultes.
Ses formes sont multiples : diurne ou nocturne, grincement avec bruit ou serrement de dents plus ou moins silencieux.

Au cours de la journée, le bruxisme ne pose pas de réels problèmes, car il est soumis à notre volonté qui permet la décrispation des mâchoires, limitant ainsi la pression des dents entre elles.

La nuit, en revanche, l’absence de contrôle augmente très nettement cette tension, entraînant de violents chocs et/ou des frottements dentaires.
En une nuit, un « bruxomane » peut frotter ses dents pendant 6 à 8 minutes, ce qui, à la longue, provoque des conséquences plus ou moins graves :
 - usure de l’émail,
- usure de la dentine (couche d’ivoire sous jacente),
- sensibilisation de la dent aux changements de température et aux aliments acides,
- atteinte du nerf,
- fracture de la dent.

On distingue deux grandes étiologies du bruxisme : celle liée à une altération de l’occlusion  et celle résultant d’une manifestation psychosomatique.

Altération de l’occlusion et bruxisme
Les dents maxillaires et mandibulaires doivent théoriquement entrer en contact de manière précise et ceci sans aucune difficulté.
Cependant, dans certaines circonstances, ces contacts peuvent ne pas s’établir facilement et, sous certaines conditions le plus souvent psychologiques, le patient sent que ses dents le « gênent ».
Le patient est conduit par réflexe à serrer, à grincer, à frotter ses dents pour user les dents qui perturbent cette occlusion.
L’origine de ces mauvais contacts est multiple mais surtout l’importance des mauvais contacts n’est pas reliée à l’intensité du bruxisme.

Les traitements appropriés doivent être effectués avec beaucoup de prudence. Les traitements réversibles, tels que les gouttières, doivent être privilégiés.
Les traitement irréversibles (meulages, prothèse, orthodontie) ne doivent être appliqués qu’après une analyse fine de l’occlusion en première intention.

Le bruxisme résultant d’une manifestation psychosomatique

Le bruxisme nocturne (80% des cas) est d’origine centrale. Il est le résultat d’une manifestation psychosomatique liée au stress et échappe donc à la volonté du patient, ce qui explique la difficulté de traitement du phénomène.

Il n’existe pour l’heure aucun remède agissant sur la cause de ce bruxisme, il s’agira seulement pour le praticien d’en pallier les effets par :
- la pose d’une gouttière (rôle protecteur) ;
- la technique du Biofeedback (capteurs posés sur le visage du patient et reliés à un réveil : technique efficace mais dont les effets disparaissent à l’arrêt du traitement) ;
- la relaxation ;
- des traitements psychologiques.

A noter que les médicaments régulateurs du sommeil ne donnent pas de bons résultats.

En bref
Les demandes de consultation pour le bruxisme vont en s’accroissant.
A côté des « grincements dentaires », relevant d’une étiologie précise et d’un traitement spécifique, les bruxismes liés au stress sont de loin les plus fréquents. S’ils doivent être pleinement être pris en considération, les traitements proposés par les chirurgiens-dentistes dentistes visent avant tout à en supprimer les conséquences.
Ces traitements sont entrepris en relation avec les autres membres de l’équipe soignante pour la prise en charge de l’origine psychosomatique de cette pathologie.


 

© Cyberscope 2004 - Mentions légales