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Quintessence

Pluridisciplinaire - 2001

Le sourire de l'enfance à la sénescence : environnement et restauration du sourire

J. FAURE

Le sourire est le premier élément de la communication. Le sourire intéresse particulièrement l’odontologiste, au sens étroit de l’aspect de la denture antérieure qu’il découvre, au sens plus large du sourire bucco-dentaire ou au sens encore plus large de l’esthétique faciale globale, puisque le sourire concerne aussi tous les muscles peauciers et éclaire l’ensemble du visage. Après un rappel de la physiologie du sourire et de la découverte de ses variantes naturelles (classification d’Aboukaya et d’Eckman) et leurs rapports avec la typologie faciale, le rôle de l’odontologiste est développé à plusieurs niveaux : - l’esthétique dentaire avec les reconstitutions esthétiques des dents antérieures - l’esthétique bucco-dentaire avec les interventions plus modelantes de l’orthodontie et de la prothèse adjointe totale qui permettent des modifications importantes des positions incisives dans le sens antéro-postérieur comme dans le sens vertical et donc des modifications importantes de l’équilibre labial, sur le plan statique, et des mimiques bien sur. - Au niveau de l’architecture faciale globale enfin, avec les traitements complexes intégrant pour une reconstruction plus étendue, l’orthodontie, la chirurgie orthognathique, la prothèse, l’occlusodontie.

Un des critères de réussite de nos traitements doit être la qualité du sourire. En orthodontie, que l'on se fie aux chiffres, aux angles ou à son intuition, il nous faut apprécier l'esthétique et évaluer les répercussions des dysmorphoses.
Nous verrons, dans un premier temps, les définitions du sourire, de l’esthétique puis l’anatomie et la physiologie des différents muscles peauciers concernés : l’orbiculaire des lèvres, le compresseur des lèvres, les releveurs de la lèvres supérieure, les releveurs de la commissure, le buccinateur, le résorius, l’abaisseur de la lèvre inférieure, les abaisseurs de la commissure, les muscles du menton.
Nous traiterons, dans un second temps, les différentes classification des sourires : suivant le degré (présourire, sourire dento-labial franc, le prérire), classification d’Aboucaya (classe horizontale, concave, convexe)
Enfin nous terminerons par les travaux d’Ekman qui a proposé un système de mesure permettant d’étudier les modifications de l’apparence faciale : chaque mouvement étant le résultat de la mise en œuvre de un ou plusieurs muscles, ce sont des action-unit.
Nous verrons enfin qu’il existe une corrélation entre le type d’action-unit et sa prépondérance, et les différents types de dysmorphoses maxillo-faciales. (Dr. Carole NAKACHE)

Le sourire, cette expression rieuse obtenue par un léger mouvement de la bouche et des dents, est fortement affecté, ou même disparaît, chez les patients atteints de dysmorphies maxillo-faciales.
L’orthodontiste traite les troubles fonctionnels et, par le jeu des techniques multi-bagues, corrige le support des arcades dentaires : l’os alvéolaire.
Toute atteinte osseuse, dite basale, provoque des sourires tout en gencives , des sourires de l’édenté , des sourires asymétriques et relève de la chirurgie.
Ces sourires pathologiques peuvent être isolés ou participer à des dysmorphies complexes ; ils font appel à une stratégie thérapeutique complexe mais parfaitement codifiée.
La finalité chirurgicale est d’obtenir un équilibre architectural et une compétence labiale physiologique : le sourire renaît de cette harmonie retrouvée. (Dr. Jean CASTEIGT)

Les porte-empreintes du commerce ne correspondent pas toujours à la configuration architecturale et au volume des arcades édentées.
La réalisation d'une empreinte de situation permet alors, le plus souvent, de réaliser un P.E.I. qui permette l'obtention d'une empreinte primaire muco-statique, préalable à une empreinte anatomo-
fonctionnelle (dynamique).
Cependant, si cette approche constitue un préalable incontournable et nécessaire, elle demeure trop souvent encore insuffisante pour espérer une rétention et par voie de conséquence une stabilité qui permette à notre patient d'accomplir, sans réserve, toutes les fonctions qu'il est normalement en droit d'espérer de sa prothèse.
Une véritable intégration prothétique implique que ce corps étranger s'intègre parfaitement dans la cavité buccale, en parfaite communion avec la musculature environnante (langue, lèvre, joues).
C'est dire que les surfaces polies, comprises entre les limites de la prothèse et les dents, doivent faire alors l'objet d'une définition précise qui réponde à ce souci d'intégration dans la cavité buccale.
Mais faut-il encore préciser que cette recherche s'inscrit dans le cadre d'une relation intermaxillaire parfaitement équilibrée sans laquelle la stabilité ne serait qu'illusoire et de courte durée. (Dr. Jean-Pierre MARTIN)

Conférenciers

DR PHILIPPE GUIGNES - L'amélioration du sourire bucco-dentaire avec la reconstitution esthétique de la denture antérieure.
DR JACQUES FAURE
DR JEAN CASTEIGT - La chirurgie du sourire.
DR JEAN PIERRE MARTIN - La reconstruction du sourire et de l’esthétique faciale en prothèse adjointe totale.
DR HELENE BIGOT CITTERIAU - La reconstruction du sourire et de l’esthétique faciale en prothèse adjointe totale.
DR CAROLE NAKACHE - : Le sourire : anatomie, physiologie, typologie et classification, sourire et dysmorphies maxillo-faciales.

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