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Quintessence

Gestion - Animation Personnel - 2009

S'adapter aux nouvelles contraintes du cabinet. Le point sur les réglementations. Devoir d'information

De plus en plus de réglementations et d’obligations doivent être respectées au cabinet dentaire. Elles peuvent être perçues comme des contraintes inutiles et parfois couteuses mais, en réalité, leur connaissance et leur compréhension peuvent être à l’origine d’une réflexion sur notre façon d’exercer. Une remise en cause de nos habitudes, souvent bénéfique, entraîne certains réajustements voire, dans certains cas, un réaménagement de notre cabinet.Il existe une forte demande de la part de la profession pour connaître ce qui doit être fait dans nos cabinets pour être en règle . Faire la synthèse de ces informations est difficile car elles sont issues d’une multitude de textes aux origines très différentes (code de déontologie, code du travail, code de la santé publique …). C’est pourtant le but ambitieux que s’est fixée l’ADF en association avec l’Ordre national qui a un rôle de contrôle dans les cabinets dentaires. Les premiers résultats de ce projet et des visites de cabinets dentaires vous seront présentés.L’année 2009 sera très chargée dans le domaine de la radioprotection dentaire. Tous les textes règlementaires antérieurs seront modifiés et de nouveaux devront être mis en application. La périodicité des contrôles périodiques de radioprotection et d’ambiance va évoluer. La désignation d’une Personne Compétente en Radioprotection (PCR) est devenue obligatoire et le cahier des charges de sa mission sera bientôt connu. Les contrôles de qualité des appareils de radioprotection vont aussi devoir être mis en œuvre en 2009. Une mise au point des obligations en ce domaine, maintenant stabilisées, s’impose pour permettre aux confrères de rapidement se conformer à ces obligations qui seront contrôlées dès 2010 par des inspecteurs de l’Autorité de Sureté Nucléaire.Les prothèses dentaires, en tant que dispositifs médicaux sur mesure, sont soumises par le code de la santé publique, à la rédaction d’une prescription et à un devoir de matériovigilance.Le chirurgien-dentiste, par sa maîtrise de toutes les étapes du traitement prothétique, est le seul capable d’assumer la traçabilité des dispositifs médicaux dans le cas d’une alerte sanitaire liée à un incident grave ou récurrent. Cette communication abordera le cadre réglementaire et normatif dans l’exercice quotidien du chirurgien-dentiste et tentera de répondre, de manière concrète et pratique, aux problèmes posés pas la matériovigilance des prothèses dentaires.A l’issue de cette séance, les confrères seront en mesure d’aménager leur cabinet et leur exercice en fonction de la réglementation. Ainsi, ils proposeront des conditions d’accueil optimales qui motivent l’équipe soignante et qui sont très appréciées des patients.XXXX

Dr. Stéphane Escure - La conception du châssis métallique doit être réalisée par le praticien. Il est le seul à pouvoir apprécier les appuis nécessaires et suffisants afin de lutter contre les mouvements de rotation et de translation inhérents à la nature même de la prothèse amovible partielle et respecter ainsi la triade de Housset (rétention, sustentation, stabilisation). Souvent, certains de ces appuis se heurtent au désir esthétique légitime du patient. Le but de cette communication est de décrire une démarche rationnelle de conception du châssis et les moyens possibles (types de crochets, prothèse fixée, implants) afin de respecter l'esthétique.Dr Amandine Leterme - La prothèse amovible supra-implantaire est une réponse aux exigences fonctionnelles et esthétiques que nos patients édentés complets ou partiels sont en droit de formuler. La mise en place d'implants associés à des systèmes d'attachements (barres ou attachements axiaux) améliore la rétention et la stabilité des prothèses amovibles, les rendant plus confortables pour nos patients. La conférence de consensus de la BSSPD (British Society for the Study of Prosthetic Dentistry) qui s'est tenue à York (Royaume Uni) en 2009 a d'ailleurs conclu à une augmentation significative de la satisfaction et de la qualité de vie des patients traités par prothèse amovible complète supra-implantaire.Le succès et la pérennité des prothèses amovibles supra-implantaires résident en partie dans le choix du système d'attachement. Celui-ci est déterminé par deux critères: les caractéristiques intrinsèques de l'attachement et la situation clinique rencontrée.Chaque système d'attachement doit répondre au cahier des charges suivant : o Simplicité (de la mise en ½uvre, du fonctionnement et de la maintenance) ;o Facilité d'insertion prothétique et d'entretien pour le patient ;o Volume réduit ;o Biocompatibilité ;o Efficacité rétentive initiale et maintenue au cours du temps ;o Fiabilité (réintervention et maintenance simple et rapide, activation et désactivation possible et aisée).A l'heure actuelle, nombreux sont les attachements qui tentent de répondre à ce cahier des charges. Cependant, aucun système ne peut prétendre s'adapter à toutes les situations cliniques. C'est pourquoi, le système de connexion doit également être choisi à partir d'une évaluation raisonnée de la situation clinique rencontrée. Plusieurs paramètres sont alors pris en compte :o Le type d'arcade (maxillaire/mandibulaire) ;o La forme de la crête mandibulaire (trapézoïdale/curviligne) ;o Le degré de résorption et la qualité osseuse ;o La position des piliers implantaires ;o La distance entre les implants ;o L'espace prothétique disponible ;o Le parallélisme ;o L'orientation des axes du système de connexion par rapport à l'axe prothétique et au plan d'occlusion ;o L'évolutivité de la prothèse ;o Le coût.Ainsi, le système d'attachement idéal pour une situation clinique donnée est choisi pour ses caractéristiques intrinsèques et sa capacité à répondre aux spécificités de la situation rencontrée.Dr Sébastien Baixe - La CFAO s'est particulièrement développée ces dix dernières années en prothèse fixée grâce aux progrès des performances informatiques et des différentes machines-outils. Toutefois, elle est encore peu présente en prothèse amovible car de nombreux paramètres ont limité son développement : grands volumes à modeler, formes complexes à reproduire, matériau dur à usiner... Les performances informatiques n'étaient pas assez bonnes au début des années 2000 pour créer un logiciel capable de modéliser un châssis par ordinateur. Le coût des différentes machines et les habitudes de laboratoire ont également limité cet essor.Récemment, la réalisation de prothèse à châssis a pu bénéficier de la CFAO. Un scanner optique numérise le maître-modèle en plâtre. A l'aide du logiciel de CAO, la modélisation du châssis est réalisée directement à l'écran sur le modèle virtuel. Ces données, sous format STL, sont envoyées à une machine de FAO qui réalise une maquette du châssis en matériau calcinable. Différents procédés existent pour obtenir cette maquette : impression 3D, usinage, stéréolithographie... Elle est ensuite traitée selon un procédé classique de cire perdue. Les étapes de finition du châssis restent similaires à une méthode conventionnelle. L'ensemble des étapes donnant lieu à une maquette constitue le prototypage rapide.La CFAO permet de s'affranchir de la duplication du maître-modèle et de la modélisation en cire du châssis. Elle évite des étapes technicien-dépendantes et onéreuses, et offre un gain de temps significatif au praticien et au prothésiste dans la réalisation des châssis métalliques. La précision d'adaptation des châssis réalisés par CFAO s'avère très intéressante.La possibilité de modéliser les armatures de prothèse fixée et les châssis de prothèse amovible sur le même logiciel simplifiera les procédures en prothèse combinée. La technique de CFAO en Prothèse Partielle Amovible semble se diriger vers la réalisation directe en matériaux finis, sans passer par une maquette calcinable. Dr Xavier Ravalec - Le choix des dents prothétiques constitue l'un des piliers sur lesquels s'appuie la réussite d'un traitement par prothèse amovible. A l'esthétique propre de la dent retenue s'ajoute son intégration dans le parodonte prothétique, l'ensemble devant plus largement s'insérer harmonieusement dans le visage et le sourire du patient. Dans les édentements de faible étendue, le choix de la teinte, de la forme, de la dimension et le montage des dents prothétiques sont conduits en se référant aux dents adjacentes et antagonistes restantes.Dans les édentements de grande étendue, les critères retenus sont ceux de la prothèse amovible complète, associant observation des dents restantes et dentogénique (sexe, personnalité, âge), le choix final devant répondre aux exigences du patient.A ces paramètres esthétiques s'associent les impératifs bio-mécaniques (axe d'insertion, choix et mise en ½uvre des dispositifs de rétention tels que les attachements et les crochets) et les impératifs fonctionnels (schéma occluso-prothétique) nécessaires à l'équilibre de la prothèse amovible et à la pérennité de la restauration prothétique.

Conférenciers

DR PHILIPPE CALFON - Prescription et traçabilité des prothèses dentaires
PR CLAUDE SEVERIN - De la PCR aux contrôles qualités, les nouvelles réglementations en radioprotection
DR ALAIN MOUTARDE - Comment faire pour « être en règle » dans son cabinet ?
DR PHILIPPE ROCHER

Bibliographie

Arrêté du 26 octobre 2005 définissant les modalités de contrôle de radioprotection en application des articles R.231-84 du code du travail et R.1333-44 du code de la santé publique

NOR : SOCT0512188A
Décret n° 2007-1582 du 7 novembre 2007 relatif à la protection des personnes contre les dangers des rayonnements ionisants et portant modification du code de la santé publique

NOR : SJS PO76788D
Décision de l’AFSSAPS du 8 décembre 2008 fixant les modalités du contrôle de qualité des installations de radiologie dentaire
- 2008
JORF n° 0300 du 26 décembre 2008, page 20066, texte 79 (NOR : SJSM0820502S)
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