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Quintessence

Gestion - Animation Personnel - 2009

Que peut-on attendre des nouveaux matériaux en dentisterie restauratrice ?

Les améliorations des matériaux sont moins spectaculaires que les mutations du matériel High-tech, mais le succès thérapeutique est impossible sans un usage intelligent des matériaux. Le but des conférenciers sera de : - présenter un panorama pratique et critique de l’évolution des principaux matériaux de dentisterie restauratrice- détailler les protocoles d’application et les indications cliniques au moyen d’exemples issus de l’exercice quotidien- permettre au praticien de décider s’il doit attendre ou ne pas attendre pour adopter un produit récent- donner les clefs d’un apprentissage efficace et rapide pour la maîtrise du matériau- Indiquer quels sont actuellement les meilleurs matériaux.Le Dr Tassery traitera des adhésifs, des composites et des verres ionomères, le Dr Zyman des inlays-onlays en composite et en céramique pressée réalisés au laboratoire et par le procédé CAO.CFAO.Cette séance ne serait pas réaliste si on ne prenait pas en compte la vraie vie du cabinet dentaire et son équilibre économique. Le prix des produits, les conditions d’achat, les stratégies du marché ne doivent pas être ignorées. Le Dr Bohin analysera ces variables importantes qui protègent la bonne marche du cabinet, la santé du praticien, et la qualité des soins pour le plus grand bien du patient.XXXX

Dr Romain Chéron - Les restaurations en composite font aujourd'hui partie du quotidien du chirurgien dentiste. Supplantant progressivement l'amalgame, ces matériaux offrent un avantage indéniable sur le plan esthétique mais également biomécanique. L'essor des composites a ainsi permis d'améliorer sensiblement la préservation des tissus dentaires et d'élargir le champ des thérapeutiques restauratrices. Exit l'association systématique « traitement endo - Inlay-Core - Couronne » ; l'adhésion s'invite partout, que la dent soit vivante ou non ! Le développement de ces concepts nouveaux, que Michel Degrange et Jean-François Roulet qualifièrent en 2000 de « Révolution silencieuse », est en fait étroitement lié aux progrès considérables observés dans le domaine de l'adhésion aux tissus dentaires ces trente dernières années. Mais si ces techniques adhésives et esthétiques ont ouvert à des perspectives nouvelles, elles ont également exposé les praticiens à des problématiques nouvelles ; décollements, infiltrations, caries récurrentes, points de contacts inadaptés, sensibilités post-opératoires... Pourtant, la maîtrise actuelle des systèmes adhésifs et des composites permet de contourner ces problèmes et d'optimiser la prédictibilité du résultat. Une bonne connaissance des différents systèmes adhésifs est évidemment indispensable puisqu'ils constituent la pierre angulaire de l'adhérence et de l'étanchéité. A ce titre, certains systèmes sont-ils mieux adaptés pour la restauration des dents antérieures ou postérieures ? Quelles sont les principales étapes à respecter pour éviter les sensibilités post-opératoires ?La stratification du composite est la deuxième clé du succès. Pour les dents postérieures, son enjeu est bien plus qu'esthétique. En effet, elle permet surtout de gérer le stress lié à la contraction de polymérisation du composite, mais aussi d'élaborer une anatomie fonctionnelle et physiologique. L'obtention d'un point de contact efficace a d'abord constitué une difficulté substantielle par rapport à l'amalgame. En effet, le composite se rétracte de 1,5 à 5% lors de sa polymérisation. D'autre part, ils ne sont en général pas assez compacts pour être condensés comme l'est l'amalgame et ils présentent en plus la particularité d'être thixotropes, c'est-à-dire de se fluidifier légèrement sous l'effet d'une vibration ou d'une pression mécanique. Aujourd'hui, de nombreux systèmes sont proposés pour palier à ce problème et obtenir un résultat prédictif. Il en ressort que les systèmes du type {matrice sectorielle galbée - coin - anneau séparateur} semblent offrir un protocole simple et reproductible pour reconstituer la face proximale en respectant le galbe et l'efficacité du point de contact. Cependant, dans les cas d'embrasures larges ou de cavités proximales étendues, il peut être plus délicat d'assurer autant la qualité du point de contact que l'adaptation cervicale...Nous nous proposerons au cours de cette séance d'aborder ces différentes problématiques et d'apporter les solutions pour une utilisation optimale de ces matériaux composites Dr Olivier Etienne - Les restaurations indirectes sur dents pulpées dans le secteur postérieur doivent répondre à des enjeux esthétiques et fonctionnels dans un contexte biomecanique spécifique.Contrairement aux dents antérieures, ces restaurations sont soumises à des contraintes occlusales intenses qui conditionnent le choix du praticien en terme de type de préparation, de choix de matériaux et de techniques d'assemblage. Cette conférence fera le point sur les critères décisionnels cliniques entre l'inlay, l'onlay ou la couronne périphérique; sur les contraintes propres au choix d'une restauration en céramique ou en composite; et sur les intérêts et les risques du collage ou du scellement. Enfin, les précautions propres au travail sur dents pulpées et permettant de minimiser les risques de sensibilités post-opératoires seront présentées.Dr Julien Brousseaud - Restaurer une dent dépulpée délabrée est un acte quotidien en omnipratique. Pourtant la Haute Autorité de Santé (HAS) dans son rapport sur les reconstitutions corono-radiculaires (RCR) de 2003, ne permet pas de définir clairement les indications et contre-indications des 2 types de RCR : Inlay-core ou Reconstitutions par Matériaux Insérés en Phase Plastique (RMIPP).Le choix du type de reconstitution est donc sous la responsabilité du praticien après évaluation d'un certain nombre de paramètres cliniques : nombre et hauteur des parois résiduelles, position des limites prothétiques, anatomie radiculaire, contexte occlusal, etc...Les RCR Coulées ou inlay-core seront réalisées en cas de délabrement important (moins de 2 parois résiduelles) et lorsque les limites seront situées en position juxta-gingivale. Ils devront répondre à des impératifs de conception (respect de l'anatomie canalaire, insertion passive, sertissage coronaire) et de matériaux (module d'élasticité faible et mode de jonction adhésif) afin de limiter les risques de fracture.Concernant les RMIPP, le consensus s'oriente vers l'utilisation de reconstitutions fibro-résineuses (tenon fibré-composite). Elles sont réservées aux dents moins délabrées (plus de 2 parois résiduelles) dont les limites prothétiques sont situées à plus de 2mm de la reconstitution de façon à satisfaire aux impératifs de collage et à assurer un sertissage prothétique strictement dentaire.Cependant, la mise en place d'un tenon dans une racine constitue toujours un risque de fragilisation. L'avènement des nouvelles céramiques et des techniques CFAO permet de réaliser dans certaines indications des couronnes monobloc (ou endocrown) et ainsi de s'affranchir d'ancrage radiculaire.

Conférenciers

DR PIERRE JONAS
DR FREDERIC BOHIN - Dentiste et consomateur. Optimiser ses achats
DR PASCAL ZYMAN - Inlays-Onlays : les classiques et les modernes
DR HERVE TASSERY - Des adhésifs aux composites. Jusqu'où peut-on aller ?

Bibliographie

Rapports de l’Observatoire Dental Insight
- 2008
Restauration, 2008-S2 et 2009-S1, © BD2K
Rapports de l’Observatoire Dental Insight
- 2008
Prothèse, 2008-S2 et 2009-S1, © BD2K
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