visuel-mediatheque

Quintessence

Recherche - 2009

Les lauréats de l'Institut français pour la recherche odontologique (IFRO)

Les travaux des boursiers de l’Institut Français pour la Recherche Odontologique (IFRO) effectués avec le support de l’Institut seront présentés aux congressistes du Congrès annuel de l’ADF. Que ce soit des bourses individuelles ou des supports financiers de laboratoires, ces travaux scientifiques permettront de montrer les avancées de la recherche dans le domaine odontologique.XXXXX

Dr Thomas Belangeon - L'émergence de nouvelles technologies, comme le cone beam et les reconstructions 3D issues des logiciels informatiques, a profondément modifié la pratique du chirurgien-dentiste. La prise en charge odontologique des patients s'est accompagnée ses dernières années d'une pratique accrue de l'activité pré-implantaire et implantaire exposant le patient à davantage d'examens radiographiques. Dans ce contexte, il apparait essentiel de maitriser les indications de chaque technique radiographique comme l'expose le guide des indications et des procédures des examens radiologiques en odontostomatologies édité par la Haute Autorité de Santé (HAS) afin de réduire l'exposition des patients aux rayonnements ionisants. Les effets biologiques de ces rayonnements sont aujourd'hui connus et il semble important d'évaluer l'impact de l'exposition et de hiérarchiser les risques liés au radiodiagnostic dentaire. Le chirurgien-dentiste est amené à réaliser (ou à prescrire) des examens radiologiques variés comme les clichés rétro-coronaire et rétro-alvéolaire, les clichés occlusaux, les téléradiographies de face et de profil, la radio panoramique ainsi que la radiographie tridimensionnelle (dentascanner et cone beam).Lorsque ces examens sont réalisés dans le cabinet dentaire, de nombreuses règles doivent être respectées au moment de l'installation des appareils. De la même manière, la prise des clichés doit se faire dans le respect des principes de radioprotection. D'où la nécessité de formation du chirurgien-dentiste et d'information de l'assistante dentaire en radioprotection. L'Agence de Sécurité Nucléaire (ASN) a d'ailleurs édité une mise à jour de son guide : présentation des principales dispositions réglementaires de radioprotection applicable en radiologie médicale et dentaire. L'optimisation des pratiques radiologiques en odontologie consiste à identifier les personnes devant bénéficier d'une prise en charge particulière (femme enceinte et enfant) et à éviter de délivrer des doses inutiles de rayonnement tout en assurant une qualité d'image nécessaire à l'obtention de l'information diagnostic désirée.C'est pourquoi, il est important de connaitre et de respecter les Niveaux de Référence Diagnostic (NDR) pour chaque technique radiographique. La radioprotection des travailleurs (chirurgien-dentiste et ensemble du personnel côtoyant le cabinet dentaire) est régit par des textes règlementaires nombreux et complexes. Seule une personne compétente en radioprotection (PCR) pourra faire un bilan personnalisé au manquement relevé. Des contrôles dosimétriques seront donc réalisés et transmis à l'IRNS (institut national de recherche et de sécurité).La garantie du bon fonctionnement au cours du temps des appareils de radiologie est assurée par la maintenance qui, comme les contrôles de qualité, devient une exigence réglementaire.Pour tous ces points, les références réglementaires et les modalités pratiques à mettre en ½uvre seront décrites ce qui permettra d'aborder sereinement un éventuel contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire.Mme Catherine Thiard - Il y a 10 ou 15 ans, il était encore difficile de convaincre les chirurgiens dentistes de la nécessité de travailler avec une assistante dentaire.Il était également mal venu, pour certains, de parler de transmission croisée, de risque infectieux en chirurgie dentaire.Aujourd'hui, le Lancet fait paraître une publication expliquant le décès d'une patiente par légionellose après des soins dans un cabinet dentaire.Impensable, inimaginable, il y a 10 ou 15 ans !L'évolution des connaissances scientifiques en matière de risque infectieux, la médiatisation et la vulgarisation auprès du grand public de ce sujet, ont changé notre regard sur les risques infectieux liés aux soins.Le patient attend des soins de qualité en toute sécurité. Le rôle de l'assistante dentaire est essentiel pour aider le praticien à atteindre cet objectif.Le binôme, praticien-assistante dentaire, tous deux, professionnels compétents, travaillent en synergie pour obtenir ce résultat.Pour que l'assistante puisse optimiser le cabinet dentaire, il est primordial qu'elle puisse se coordonner avec le praticien sur l'organisation du travail.Pour le praticien, il est indispensable de clarifier ce qu'il attend de l'assistante dentaire pour travailler avec efficacité.Par exemple, en terme de savoir faire, ce sera un listing de tâches au quotidien correspondant au cursus de formation de l'assistante.Ce qui paraît plus important encore, c'est qu'il s'exprime sur ce qu'il attend de l'assistante en terme de savoir être :réactivité, anticipation, prises d'initiatives, en toutes responsabilités. c'est-à-dire qu'il doit investir pleinement le statut de professionnelle qualifiée et reconnue comme telle de l'assistante dentaire.Plus il sera clair dans la définition du périmètre d'activités de l'assistante, plus celle-ci pourra connaître ses marges de man½uvre.Pour l'assistante dentaire, il est nécessaire qu'elle informe le praticien de ses besoins pour qu'elle puisse travailler sans perte de temps tout en respectant les règles de bonnes pratiques.Par exemple, pour optimiser la préparation des actes et la gestion des rendez-vous, il sera indispensable que l'intitulé du soin soit précis. Ceci permettra une préparation pertinente sans oubli ni surcoût. Le temps sera tenu car l'acte aura été bien renseigné. Optimiser c'est toujours organiser et anticiper : dans les rendez-vous à donner, les actes à programmer, les instruments à traiter, le travail à quatre mains, les travaux de prothèse à faire enlever par le laboratoire, et les commandes de stock à renouveler.Une efficacité optimale signifie une organisation des journées de travail en synchronisant certaines tâches comme mettre en route une stérilisation et faire autre chose dans le même temps.Pour éviter le retard, le stress, les patients énervés, et respecter les bonnes pratiques, l'assistante dentaire doit connaitre les habitudes du praticien. C'est un gain de temps, un confort pour le chirurgien dentiste et donc des soins de qualité pour le patient.Ces gains de temps répétés sont importants car ils vont permettre de «caler» dans la journée de travail toutes ces pratiques professionnelles liées au respect de la réglementation en matière d'hygiène, tant sur le plan soignants, que sur le plan environnement et traitement des dispositifs médicaux restérilisables.S'entendre sur l'organisation de travail, c'est, pour le praticien, soigner sa propre organisation.C'est endosser le rôle d'un manager, celui qui guide mais qui sait déléguer et faire confiance.Mais il sait aussi vérifier et dire ce qui va ou ne va pas. La confiance ne se décrète pas. L'assistante dentaire, doit savoir se positionner comme une véritable professionnelle ayant des compétences sur lesquelles le praticien peut s'appuyer pour se concentrer sur ses propres activités.Par sa formation, ses savoirs, ses capacités à gérer l'imprévu, elle doit donner confiance.Optimiser le cabinet dentaire est du rôle de l'assistante; c'est une «valeur ajoutée» certaine.Elle ne peut pas le faire seule.Cela doit pouvoir se construire en concertation avec le praticien avec des règles clairement édictées, respectueuses des besoins de chacun.Travailler en synergie c'est réussir à ce que 1+1 soit supérieure à 2!La qualité de la communication, claire, respectueuse, valorisante est primordiale pour induire une dynamique de travail cherchant toujours des solutions pour s'améliorer.Le but d'une communication réussie entre praticien et assistante est de développer confiance, respect, motivation, ingrédients indispensables à un travail de qualité, pour le bien du patient... comme si chaque patient était un autre soi-même.

Conférenciers

PR MICHEL GOLDBERG
DR BEATRIZ CASTANEDA - Analyse de l’implication de la voie de signalisation RANKL/RANK dans le phénotype dento-alvéolaire des souris mutants nuls pour l’homéogène Msx2Deuxième partie : La souris transgénique Msx2 -/- sur-exprimant RANK.
DR KATLEEN VANDAMME - Potentiel osteogénique d'une stimulation mécanique sur la formation osseuse péri-implantaire
DR JEAN CHRISTOPHE FARGES - Etude de l'expression et de la régulation de la protéine de liaison du lipopolysaccharide (lipopolysaccharide-binding protein) dans les odontoblastes humains
DR OLIVIER HUCK - Les cathepsines : liens moléculaires entre les maladies parodontales et l'athérosclérose ?
DR AGNES BLOCH ZUPAN - Développement de la cavité buccale : du gène à l'expression clinique chez l'homme
DR CATHERINE CHAUSSAIN - Clivage de MEPE dans la dentine hypophosphatémique humaine
DR GUILLAUME PENEL - Etude des modifications physico-chimiques du tissu osseux sous l'effet de bisphosphonates
DR RAPHAEL DEVILLARD - Implication de la voie des sphingolipides dans la résorption osseuse associée aux lésions périapicales et dans l'ostéogénèse
DR ELODIE TERRER - Essais de caractérisation de la stathérine, protéine salivaire impliquée dans les pathologies parodontales et carieuses
DR WISAM DIEB - Mécanismes de l'allodynie mécanique dynamique neuropathique trigéminale
DR CLAIRE BARDET - MEPE/OC116 : un acteur commun dans la minéralisation de l'os et de la coquille d’oeuf
PR DOMINIQUE DEVILLE DE PERIERE

Bibliographie

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Analyse de l’implication de la voie de signalisation RANKL/RANK dans le phénotype dento-alvéolaire des souris mutants nuls pour l’homéogène Msx2. 1ère partie : La souris transgénique sur-exprimant RANK
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