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Quintessence

Odontologie restauratrice - 2009

Le point de contact interdentaire vu sous trois angles : restauratrice, parodontologie, prothèse

Trois spécialistes pour une séance d’omnipratique sur un problème quotidien : le point de contact proximal. Son absence est un motif de consultation fréquent et signifie souvent : bourrages alimentaires, caries cervicales et destruction parodontale. Est-ce la parodontite qui entraîne la perte du point de contact ou l’inverse ? Comment limiter la perte des papilles lors du traitement et peut-on les reconstruire entre les dents naturelles et entre les implants ? La restauration du point de contact proximal à l'aide de matériaux esthétiques reste toujours problématique. Toutefois, les nouvelles matrices anatomiques associées aux écarteurs internes et externes permettent une gestion facile et reproductible de cette difficulté opératoire.La restaurabilité de la morphologie proximale est un élément décisionnel important dans le choix entre les techniques directes et indirectes. Pour l’intégration des éléments prothétiques, nous proposerons des méthodes simples et efficaces de réglage de la tension et de la forme des points de contact. Des conseils illustrés permettront au congressiste de mieux appréhender le problème des faces proximales avec les dents en malposition, avec les implants et les implications néfastes que le déficit de contact peut avoir sur la pérennité des restaurations.XXXX

Dr Marwan Daas - Le nombre des personnes édentées complets s'accroît et cette partie de la population tient beaucoup plus à son apparence physique qu'autrefois. Les patients sont devenus plus exigeants et ils acceptent plus difficilement une restauration qui ne répond pas à leurs attentes. Certains patients misent uniquement sur une reconstruction dentaire pour résoudre d'autres problèmes esthétiques et la plupart des doléances portent sur une esthétique insatisfaisante Si l'édentement complet mandibulaire est celui qui affecte généralement le plus les patients pour des raisons fonctionnelles, l'édentement complet maxillaire est celui qui procure le plus de difficultés au praticien pour réaliser une réhabilitation esthétique et performante. En effet, les paramètres à prendre en compte sur le plan esthétique sont nombreux et peuvent paraître difficiles à régler pour un praticien inexpérimenté. Ceci explique malgré un confort relativement fréquent que le patient soit souvent plus « revendicateur » pour cette prothèse. L'approche thérapeutique en présence d'un édentement complet a considérablement évolué depuis l'apport et le succès de l'implantologie.Face à cette situation clinique, trois solutions thérapeutiques sont désormais envisageables : --la prothèse amovible complète d'usage (conventionnelle) ; --la prothèse amovible complète supraimplantaire de type barre/contre-barre ; --la prothèse fixée implantoportée.Ainsi, la « demande implantaire » concernant le traitement prothétique de l'édentement complet est importante. Mais cette mise en place d'implants doit se faire sous certaines conditions afin de garantir un niveau de succès élevé.La gestion de l'esthétique en implantologie chez l'édenté complet débute donc par la réalisation d'une prothèse complète qui répond aux critères esthétiques et fonctionnels. Cette prothèse doit être parfaitement intégrée et validée par le patient.L'application d'une démarche systématisée est une réelle nécessité dans le traitement de l'édenté complet. Cette dernière permet d'éviter de nombreux écueils malheureusement encore trop souvent rencontrés dans ce type de thérapeutique où pour une même indication nous pouvons être confrontés à différentes solutions en fonction des paramètres propres au cas clinique traité. Cette démarche permet une anticipation du résultat et améliore par là même la communication entre les différents acteurs du plan de traitement: praticien-prothésiste, chirurgien et prothésiste. De plus par la prévisibilité qu'elle donne au résultat elle améliore également le regard que peut avoir le patient sur toute l'équipe thérapeutique.Pr Marc Lamy - Une réhabilitation prothétique chez l'édenté total passe par une nécessaire redéfinition et reconstruction totale de l'occlusion. Quelle que soit la nature de cette réhabilitation.En terme d'occlusion, une intercuspidation maximum devra être créée ainsi que des guidances permettant à l'appareil masticateur du patient d'assurer ses différentes fonctions physiologiques (incision, mastication, déglutition, phonation, ...). Le but étant donc d'assurer un bon résultat esthétique mais surtout une occlusion fonctionnelle. Par ailleurs, l'occlusion joue un rôle prépondérant dans la pérennité des restaurations prothétiques ainsi que des structures ou tissus les supportant.Cet exposé aura pour but de décrire la démarche clinique permettant d'atteindre ces différents objectifs. Différentes situations cliniques et types de réhabilitation orale seront présentés. Dr Anne-Laure Charreteur - Pour répondre aux attentes et espoirs des patients et limiter leurs angoisses face au difficile passage à l'édentement total, la technique de la prothèse amovible complète immédiate au maxillaire permet d'assurer cette étape dans les meilleures conditions, idéales pour le patient. La prothèse élaborée en amont des extractions des dernières dents antérieures, rassemble toutes les qualités et caractéristiques de la prothèse complète conventionnelle.Elle permet d'assurer une intégration esthétique (par le choix et l'agencement des dents artificielles antérieures), un respect des surfaces d'appui (grâce à des empreintes qui assurent une sustentation maximale), un rapport intermaxillaire stable accompagné d'un schéma occlusal pour une fonction masticatoire efficace et enfin un soutien de la lèvre et des tissus environnants si importants pour l'acceptation, l'adoption du traitement dans sa globalité.Tout ceci concourt à la pérennité du traitement prothétique.La référence aux dents restantes permet et facilite le choix et l'agencement des dents artificielles, comme la position du point inter incisif prothétique par rapport à celui naturel. Le soutien des lèvres est assuré par une fausse gencive qui s'harmonise entre la fonction de l'orbiculaire et l'os résiduel de la crête édentée antérieure.Cependant, le schéma occlusal est sous la dépendance de paramètres mécaniques liés à la stabilité de la base prothétique, pour autant sans être en conformité avec celui des dents naturelles extraites ni celui d'une prothèse implantaire. La prothèse complète d'usage issue de cette technique peut s'intégrer dans deux types de traitement de l'édentation complète maxillaire :- elle est une finalité fonctionnelle et esthétique, véritable outil de remplacement des dents naturelles, outil fonctionnel ou para fonctionnel réclamant une adaptation du patient.- elle est une étape avec comme destination, une prothèse implantaire fixée. Elle assure la temporisation avant la mise en fonction des implants et de sa prothèse. Elle est gardienne pendant la durée séparant les deux situations, de l'esthétique, de la relation inter maxillaire stable à une dimension verticale physiologique. Elle peut également, aux restrictions du schéma occlusal et de l'agencement des dents, servir de référence pour un guide radiologique et chirurgical, pour la mise en place des implants dans des sites favorables.En résumé la prothèse complète d'usage issue de la technique de la prothèse immédiate peut être soit une finalité en soi ou bien le préalable à une prothèse implantaire fixée, aux restrictions du passage à une sustentation muqueuse à une sustentation sur implants, d'un schéma occlusal propre à la prothèse complète conventionnelle qui ne saurait servir de modèle à celle sur implants. Véritable transition vers la solution implantaire, elle pérennise les données fonctionnelles acquises pour son élaboration.

Conférenciers

DR HERVE DROGOU
DR CAROLINE FOUQUE DERUELLE - Abord parodontal
DR AMIR CHAFAIE - Abord restauratrice
DR PHILIPPE LACROIX - Abord prothèse

Bibliographie

Procédures cliniques pour les restaurations composites
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10 règles d’or pour réussir les restaurations postérieures directes en résine composite
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A novel approach to minimizing gingival recession in the treatment of vertical bony defects
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Vertical distance from the crest of bone to the height of the interproximal papilla between adjacent implants
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