visuel-mediatheque

Quintessence

ODF - 2011

Dégagement chirurgical d'une canine incluse et dispositif de traction

L'acquisition Scanner X ou Cone beam apporte une information tridimensionnelle anatomique sous forme de coupes 2D normées en x,y empilées sur un axe z qui apporte la troisième dimension.Pour apprécier le volume des éléments anatomiques d'intérêt et leur rapport entre eux le clinicien dispose de deux familles de moyens :- la lecture successive des différentes coupes d'acquisition ou de coupes reformatées par différents logiciels dans d'autres plans de l'espace. Cette reconstruction mentale reste difficile et même avec un bon entraînement elle peut être la source d'erreur d'interprétation- la reconstruction tridimensionnelle (3D) de type surfacique est-une image- vue sur un support (écran, papier...), elle représente un volume virtuel anatomique dont les dimensions correspondent au volume réel : expression de la réalité sans déformation ni interprétation.Cette reconstruction tridimensionnelle est une scène dans laquelle chaque acteur anatomique est individualisé : le maxillaire, chacune des dents, des éléments anatomiques nobles.... La position de la canine est parfaitement reconnue palatine, intermédiaire ou vestibulaire.Dans le cas de la position palatine de la canine le professeur Korbandeau souhaitait coller l'attache de traction sur la face vestibulaire de la canine ce qui hélas était peu réalisable à l'époque de son propos.Cette technique de reconstruction 3D permet d'effectuer le geste chirurgical dans le virtuel de la 3D : mesure de l'espace libre sur la face vestibulaire de la canine palatine pour coller l'attache sur l'émail, puis création du couloir chirurgical (tube de 6 à 8 mm de diamètre) reliant l'email à la face vestibulaire de l'os maxillaire dans l'espace créé par le traitement orthodontique pour la canine.Report du virtuel dans le réel : des points de repère sont placés dans le virtuel sur des éléments anatomiques ou autres, les dimensions sont relevées. Ils sont positionnés dans la cavité buccale par l'intermédiaire de triangles ou avec la sonde parodontale.Réalisation du geste chirurgical : volet muqueux levé de 10 à 15 mm, alvéolectomie de 8 mm de diamètre, surface amélaire découverte 6 à 8mm de diamètre, collage de l'attache, chirurgie minimale invasive.Le déplacement de la canine dans le virtuel de la scène 3D et le report dans le réel anatomique permettra de la même manière d'optimiser la traction de la canine en direction de sa position sur l'arcade.XXXX

Dr Philippe Rajzbaum - Depuis l'avènement des polymères de collage dans les années 80, la réactualisation des inlay onlay comme moyens d'ancrage de bridge, et la compréhension du traitement des surfaces, le bridge collé trouve son indication dans le remplacement d'une ou deux dents manquantes avec un minimum de mutilation dentaire. Le bridge collé est une solution complémentaire aux techniques traditionnelles de bridge avec des préparations périphériques qui ont toujours leurs indications en cas de délabrement dentaire important.Il trouve également son indication lorsque les techniques implantaires sont écartées (convergences radiculaires, volume osseux insuffisant, contre-indication d'ordre général.)C'est en 1972 que Rochette AL, propose de remplacer une dent absente par l'intermédiaire d'un petit bridge à ailettes perforées, collé avec une résine. En l'absence de préparations dentaires, la rétention n'est assurée que par le joint collé. Cependant, le simple collage sans préparation ne suffit pas à assurer la pérennité des bridges collés.Le bridge collé, sans préparation des dents supports, conserve aujourd'hui encore une indication comme prothèse provisoire, ou transitoire.En 1982, Livatidis GJ, et Thompson VP, proposent la préparation de l'intrados des armatures par un mordançage electrochimique.En 1995 et en 1996, Samama Y, publie deux articles avec un suivi clinique de 10 ans sur les bridges collés, avec des préparations pelliculaires (rainures, épaulements, tenons dentinaires). Ces préparations permettent d'augmenter la surface de collage, de majorer la rétention et de s'opposer aux sollicitations du joint collé. Dans cette étude le taux de survie des bridges collés est de 71,6 % à 10 ans. Le protocole décrit par Y. Samama, reste toujours d'actualité :- Des préparations pelliculaires sont réalisées : rainures, épaulements, tenons dentinaires.- L'émail est mordancé à l'acide phosphorique.- L'intrados de l'armature métallique est électromordancé (pour les alliages non précieux) ou étamé (pour les alliages précieux).- Les matériaux d'empreinte utilisés sont les hydrocolloÏdes réversibles.- La colle est une résine 4 méta (Super Bond).

Conférenciers

DR JEAN LOUP COUDERT
DR HELENE PERTUIT
DR MATTHIEU FABRIS

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