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Quintessence

Parodontologie - 2011

Prise en charge du parodonte de l'enfant et de l'adolescent

Le parodonte de l’enfant présente des spécificités qu’il ne faut pas confondre avec ses pathologies. Une gingivite qui perdure, une récession gingivale sur les incisives, des dents mobiles hors âge d’exfoliation devront être reconnues, diagnostiquées et traitées. La classification de l'AAP classe les maladies gingivales en maladies gingivales induites et non induites par la plaque dentaire. Outre les gingivites liées à la plaque seule, les premières peuvent être associées à des facteurs systémiques, des médications, la malnutrition. Les secondes peuvent être d'origine bactérienne, virale, fongique, génétique, systémique, traumatique ou liées à des corps étrangers. Dans certains cas, l'origine des lésions ne peut être trouvée. Ces atteintes peuvent être très localisées ou entrer dans le cadre d'une gingivo-stomatite ou d'une parodontite. Elles sont parfois le premier signe d'une pathologie générale.Un facteur mécanique comme la tension d’un frein peut entrainer une récession gingivale. La maturité des tissus parodontaux et des patients influencent les choix thérapeutiques. Le traitement des récessions peut aller de la simple surveillance, à la chirurgie muco-gingivale. Enfin certaines maladies rares comme l’hypophosphatasie se caractérisent par une exfoliation prématurée parfois précédée d’une gingivite. Une lésion banale peut en fait être le signe précoce d’une maladie potentiellement grave. Bien orienter et traiter ces enfants est de notre responsabilité.XXXX

Dr Luc Gillot - Les protocoles implantaires ont beaucoup évolué depuis l'origine de la méthode mise au points par les Suédois. À situation clinique de départ équivalente, les traitements mettent en ½uvre moins d'implants mais aussi moins de séances et donc de temps passé au cabinet.Quel est l'impact financier de ces plans de traitement et conserve-t-on pour autant les mêmes taux de succès et au final qui en est le réel bénéficiaire ? Nous prendrons pour exemple l'application de la mise en charge immédiate en donnant les résultats et taux de succès. Nous pourrons comparer avec des protocoles en plusieurs étapes et discuterons de l'impact sur le taux d'acceptation des traitements par les patients.Dans le même temps, les principes de biomécanique ont évolué. Un bon exemple en sont les protocoles de traitements de l'édenté complet par All-on-4/All-on-6. Nous sommes passé historiquement de la pose du plus grand nombre possible d'implants à une application plus raisonnée à la fois du nombre et de la position des implants, réduisant alors le coût de revient à indication similaire, rendant par là ces propositions financièrement plus accessibles aux patients. Pour autant, nous discuterons du risque pris sur le long terme en faisant certaines économies comme d'éliminer systématiquement l'utilisation des piliers implantaires pour travailler directement sur tête d'implants.D'autres techniques ont raccourci la durée d'un traitement implantaire. Nous analyserons les indications et conséquences de la chirurgie guidée comme des extractions implantations immédiates, tant pour des traitements complets qu'unitaires ou partiels.Les nombreuses publications internationales en implantologie ont considérablement apporté au praticien. La connaissance et la parfaite maîtrise des techniques implantaires combinées à celle des sciences fondamentales comme l'anatomie et la biomécanique permettent de s'assurer d'aussi bon résultats par des chemins bien simplifiés.Nous prendrons l'exemple du traitement du maxillaire postérieur. Nous avons modifié nos principes de traitement progressivement : auparavant la plupart des sinus étaient greffés pour permettre la pose du plus grand nombre d'implants possibles, posés perpendiculairement à la crête édentée dans un strict axe rectiligne.Une dernière indication sera présentée. Aujourd'hui nous avons le recul scientifique probant des implants inclinés. Nous avons aussi à disposition la connaissance anatomique mais surtout les outils informatiques d'analyse radiologique tridimensionnelle avant la chirurgie.La combinaison de ces 2 acquis nous autorisent à réduire considérablement le nombre de cas pour lesquels une greffe est proposée réduisant à la fois le coût et la durée des soins, mais surtout sa pénibilité et sa morbidité pour un traitement devenu beaucoup plus simple.Dr Jean-Michel Gonzalez - Dans un premier temps seront discutés les paramètres de l'élaboration prothétique :1. Temps de travailMaitrise et rationalisation des séquences de travail,Intégration des implants dans un plan de traitements global,Equipe de soins,Mise en charge immédiate.2. AccastillageInfrastructure coulée : Alliage précieux ou non précieux,Infrastructure fraisée : matériaux biocompatibles ou alliage non précieux,Prothèse vissée directement sur les implants ou par l'intermédiaire de piliers transgingivaux.3. Laboratoire de prothèseEvaluation de son niveau de compétence ; notion d'équipe de soins,Contrôle de la captivité des techniques : CFAO interne ou externe,Transmission des informations, communication avec le laboratoire.Dans un second temps seront abordées nos marges de man½uvre :Pour diminuer les couts sans remise en cause personnelle, il est souvent suggéré de changer de laboratoire de prothèse (Laboratoire low cost ?). Cependant, est-ce que ce choix va impacter le temps de travail et l'accastillage ? L'accastillage reste le même par contre le temps de travail va varier dans des proportions substantielles. En général le cout du laboratoire révèle le niveau de la prestation. Plus celle-ci est haute plus le temps passé au fauteuil sera bref. Par exemple l'essayage d'une infrastructure ne se justifie pas ou rarement. D'autre part, par exemple, plus l'ajustage occlusal sur articulateur est précis moins long sera la séance de pose. Il en va de même pour le respect du schéma de teinte : soit le cosmétique donne satisfaction soit il faut le refaire. On perd du temps et cela augmente le cout du traitement. On perçoit dans cette réflexion sur le laboratoire de prothèse que la conséquence la plus néfaste se situe sur le temps passé au fauteuil en clinique et dans la satisfaction du patient.Modifier l'accastillage commence souvent par une remise en cause de certaines convictions :Le travail sur deux étages prothétiques permet la réalisation de prothèses scellées. Rassurantes par leur similarité à la prothèse sur dents naturelles leurs couts sont augmentés par rapport à une prothèse transvissée directement sur l'implant. Cependant cela va supposer un changement dans l'abord de la prothèse implantaire :o La prothèse transvissée est une décision qui doit être prise en amont de la phase de chirurgie. On mesure alors l'utilité d'un guide de chirurgie ou la très grande expérience du chirurgien poseur d'implants.o Remettre en cause sa façon de réaliser les étapes d'élaboration de la prothèse.Quel regard sur les alliages précieux ? Sont-ils biocompatibles, car une grosse partie est en contact avec la muqueuse. De faite une armature transvissée en alliage précieux directement sur les implants est lourde et donc chère ! Peut-on utiliser le Zircone ou le Titane ? D'autre part les laboratoires ont développé des armatures en CrCo ou NiCr, est-ce une régression par rapport à la prothèse en deux étages qui intégrait un pilier intermédiaire en Titane ?

Conférenciers

PR MARIE CECILE MANIERE - Dents mobiles chez l'enfant. Est-ce normal ?
PR JEAN LOUIS SIXOU - Maladies gingivales de l'enfant. Le point de vue du pédodontiste
PR CORINNE TARDIEU
DR VERONIQUE BENHAMOU - Récession gingivale chez l'enfant. Faut-il traiter ? Quand et comment ?

Bibliographie

Development of a Classification system for periodontal diseases and conditions
ARMITAGE GC. - 1999
Ann Periodontol ; 4: 1-6
Maladies gingivales induites par la plaque
BOSCHIN F., BOUTIGNY H., DELCOURT-DEBRUYNE E. - 2008
EMC (Elsevier Masson SAS, Paris), Odontologie, 23-440-A-10, 2004, Médecine Buccale, 28-265-V-10
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