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Quintessence

Vie professionnelle - 2011

Prévention des risques professionnels

Dans le passé, les machines tombaient en panne, de nos jours, ce sont les hommes.L'activité du chirurgien-dentiste est soumise à un grand nombre de risques quotidiens et les études statistiques nous montrent combien est important le nombre de confrères touchés par une pathologie d'origine professionnelle.Les troubles musculo-squeletiques concernent ou concerneront pratiquement tous les praticiens.Les troubles de la vue et de l'audition sont aussi très présents parmi nos confrères exerçant depuis de nombreuses années.Les risques bactériens ont été largement documentés depuis quelques années mais l'analyse et la prévention des risques bactériens aériens méritent d'être approfondies dans nos cabinets.L'utilisation répétée de produits chimiques pour les soins et pour la désinfection génèrent des composés volatiles actifs parfois nocifs et souvent méconnus.Une analyse précise des risques existants et des conséquences sur la santé des praticiens sur ces sujets sera faite. Des solutions préventives existent sur le plan matériel et ergonomique. Elles seront développées de manière très pratique afin de rapidement les mettre en place dans les cabinets.XXXX

Mme Marie-Hélène Barias - Lorsque nous avons adéquation entre service et demande, nous avons la qualité.La société, nos patients, et l'équipe dentaire elle-même, sont les principaux protagonistes de cette demande, formulée ou implicite.1- Les attentes de la société sont formulées clairement dans tout le cadre juridique :Codes et normes. C'est la responsabilité du chirurgien dentiste de donner à l'assistante dentaire les moyens de les faire respecter. Les postes «Risque nosocomial» et «Dossier du patient» très encadrés juridiquement, sont, dans les faits, sous la responsabilité presque entière de l'assistante dentaire.2- Les attentes des patients sont plus implicites. L'assistante dentaire, entre patient et praticien, est au bon endroit pour les faire formuler et y répondre en mettant en place des éléments concrets : de la simple installation d'un porte-manteau à l'établissement d'un questionnaire de satisfaction.3- «Garder le sourire» thème de l'ADF 2012, pour les attentes de l'équipe dentaire :travailler ensemble est difficile, le respect mutuel doit se cultiver. Les réunions programmées à intervalles réguliers participent au «drainage» des tensions et au désamorçage des «non-dits». L'assistante dentaire peut et doit être un élément moteur de ces moments forts dans la vie du cabinet.L'assistante dentaire a un rôle privilégié dans l'augmentation du degré de qualité.C'est cette implication qui va nourrir notre passion pour notre métier.Dr Amélie Odier - L'éducation thérapeutique du patient (ETP), discipline récente, vise à « accompagner les patients atteints de maladie chronique et leur entourage, à mieux comprendre leur maladie, ses conséquences ainsi que leur traitement afin d'améliorer leur qualité de vie ». En donnant une place à chacun des acteurs autour du patient, elle requestionne le rôle de l'assistante dans la relation de soin au cabinet dentaire.Les principes de l'ETP ont toute leur place en Odontologie où la réflexion est engagée. Des applications se dessinent dans les contextes où la prise en charge du patient nécessite un suivi au long court de plus en plus en lien avec la médecine générale (parodontite agressive ou chronique sévère/diabète/tabac, traitements en ODF, enfants polycarieux...). Bien conscients de la nécessité d'expliquer à leurs patients le contrôle de plaque ou l'importance du suivi des rendez-vous, les praticiens sont de plus en plus confrontés à des obstacles thérapeutiques insatisfaisants. L'échec des politiques de prévention, l'exigence croissante des patients, l'abandon des traitements, le manque d'observance sont autant de facteurs limitant. Aussi, la question de la motivation du patient reste entière et l'éducation thérapeutique apparaît comme une véritable alternative. Reconsidérant la place du patient qu'elle met au centre de la relation thérapeutique, l'ETP permet au patient de devenir acteur de sa santé bucco-dentaire. Intégrée à la loi HPST depuis 2009, elle encourage l'ensemble des professionnels de santé à revisiter leur posture de soignant et à intégrer aux séances de soins, des temps « éducatifs » dédiés à l'éducation du patient. Cela permet d'élaborer un diagnostic éducatif mettant en évidence les besoins du patient selon sa problématique dentaire (tabac, stress, contrôle de plaque, suivi...). Cette démarche structurée implique de travailler en équipe multidisciplinaire. Elle prend tout son sens dans la triangulation patient-praticien-assistante.Nous verrons en quoi le rôle et la place de l'assistante sont fondamentaux dans le développement de l'ETP au cabinet dentaire. Véritable alliée du chirurgien-dentiste et du patient, l'assistante doit être encouragée à développer de nouvelles compétences pour accompagner le praticien dans l'implication du patient tout au long de sa thérapeutique. Elle joue un rôle primordial dans l'écoute et la rassurance du patient : son implication dans l'approche comportementale du patient en complément des soins est un apport positif dans la prise en charge du patient anxieux phobique. Accompagnant le patient pendant son parcours de soin, elle recueille souvent des informations utiles sur son environnement psychosocial. Le contexte du cabinet dentaire, offre à l'assistante une place privilégiée dans la relation thérapeutique qui mérite d'être valorisée dans la prise en charge globale du patient. Aussi, des formations adéquates doivent être proposées pour acquérir de nouvelles compétences qui seront intégrées à la démarche éducative que certains praticiens appliquent. L'ETP favorise le développement de compétences dans le domaine de l'hygiène, en matière de prévention et d'éducation bucco-dentaire ; elle reconsidère la perspective de reconnaissance du statut de l'assistante dentaire dans le code de santé publique. Par l'élargissement de sa capacité professionnelle, l'assistante deviendrait un maillon-relais essentiel du chirurgien-dentiste.

Conférenciers

M ROBERT MACCARIO - Les troubles musculo-squelettiques : identification, correction, prévention
DR DIDIER BRAHIC
DR LAURENT DUSSARPS - Les troubles visuels et auditifs : identification, correction, prévention
DR DOMINIQUE CHAZELAS - Les risques bactériologiques et chimiques : identification, correction, prévention

Bibliographie

Problèmes visuels et sonores au cabinet dentaire : solutions pour une vision et une acuité auditive optimales
BINHAS E., JEANSON A., KUBLER J.-M. - 2000
Encyc Méd Chir, Odontologie, 23-841 - A-05, 19p
Les équipements de protection individuelle de l’ouïe
KUSY A. - 2009
Institut national de recherche et de sécurité (INRS) - ED 868
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