visuel-mediatheque

Quintessence

Endodontie - 2011

Retraitement orthograde et endodontie chirurgicale : deux thérapeutiques complémentaires

Les difficultés auxquelles le praticien est confronté en endodontie sont nombreuses, de la prise de décision à la mise en œuvre clinique et il est avant tout capital de ne pas nuire d’avantage à la dent concernée.Le retraitement endodontique, tout comme l’endodontie chirurgicale implique une évaluation clinique et radiographique préopératoire rigoureuse.En présence d’une LIPOE (Lésion Inflammatoire Périradiculaire d’Origine Endodontique), le retraitement orthograde est le plus souvent indiqué en première intention afin d’éliminer les micro-organismes au sein du réseau endodontique (qui sont à l’origine de la pathologie apicale). Lorsque le retraitement orthograde ne peut être envisagé (facteurs de risques trop importants, pronostic mauvais) ou lorsque ce dernier n’a pas permis une cicatrisation de la lésion et une disparition des symptômes cliniques éventuels, il est alors capital d’évaluer la faisabilité d’une endodontie chirurgicale par abord rétrograde (contexte médical ?, accessibilité chirurgicale ?, obstacles anatomiques éventuels ?…).En effet, la présence d’obstacles divers pouvant compliquer l’accès à la portion apicale du canal, l’insuffisance de désinfection du réseau endodontique, la présence de bactéries extra-radiculaires ou de lésions kystiques constituent quelques exemples qui peuvent aboutir à l’échec du retraitement endodontique orthograde.Le développement des aides visuelles (microscope opératoire) et de l’instrumentation ultrasonore optimise de façon conséquente le pronostic des deux thérapeutiques, qu’elle soit orthograde ou rétrograde.L’objectif de cette séance est donc, à partir de deux situations cliniques différentes appréhendées en direct, d’illustrer à la fois le processus décisionnel mais également et surtout l’ensemble du protocole opératoire recommandé dans ce type d’interventions.XXXX

Dr Didier Maurice - L'atteinte de la face qu'elle soit traumatique ou carcinologique est toujours une disgrâce ayant une répercussion majeure sur la vie sociale et le psychisme du patient. Cette altération peut être à l'origine d'une disparition de structures osseuses, d'un effondrement des structures cutanées du visage se retrouvant alors non soutenues ou de leur disparition, ou/et une mise en communication des différentes cavités de la face. L'atteinte des maxillaires, de la mandibule, du voile du palais a des répercussions très différentes tant fonctionnelles qu'esthétique. La chirurgie maxillo-faciale malgré les progrès réalisés dans la réparation ne peut restaurer tous les défects. Ainsi la réparation d'un toto-voile n'est pas actuellement à la portée de la chirurgie réparatrice. L'objectif de la réhabilitation prothétique est alors de compenser au mieux ce que la chirurgie ne peut faire. Dans d'autres circonstances, la prothèse viendra en complément de la chirurgie soit pour la guider soit pour compléter la réparation chirurgicale. La prothèse maxillo-faciale en redonnant un support aux tissus et des frontières aux cavités permet de participer à la restauration des fonctions, de l'esthétique et donc du moral, redonnant aux patients un sourire physique et psychique.L'atteinte des organes externes (pyramide nasale, oreille, région oculo-palpébrale) à une répercussion psychique encore plus marquée par le rôle social que joue le visage. Les reconstructions chirurgicales sont difficiles, longues nécessitant de multiples interventions et les résultats ne sont pas toujours à la hauteur du résultat escompté. En cas d'échec, la situation est alors plus dramatique pour le malade qu'avant la tentative de réparation. C'est particulièrement le cas pour le nez et l'oreille. La réhabilitation prothétique a une fonction essentiellement esthétique tout en respectant les contraintes fonctionnelles mais nécessite souvent une préparation chirurgicale, particulièrement lorsque le choix de la rétention prothétique est implantaire. Le projet prothétique est alors impératif permettant d'évaluer la nécessité et le type d'aménagement chirurgical nécessaire à la suite de quoi la réhabilitation prothétique peut être réalisée. Cette réparation prothétique est primordiale pour permettre aux malades de retrouver à travers un nouvel équilibre psychique une réinsertion sociale et par conséquent leur place dans la société, leur redonnant le sourire tant physique que psychique. Dr Cécile Châtel - Les conditions du sourire sont souvent détériorées par les séquelles esthétiques et fonctionnelles secondaires aux traitements des cancers des VADS. Les progrès de la chirurgie reconstructrice et l'amélioration des procédés radiothérapiques veulent limiter ces conséquences inéluctables ; malgré tout, une réhabilitation prothétique dentaire et/ou faciale est indispensable dans une grande majorité des cas. Le chirurgien-dentiste est ainsi un acteur incontournable de l'équipe médicale qui entoure le patient. L'atteinte est d'autant plus douloureuse qu'elle concerne le visage, lieu du développement de l'identité individuelle et interface incontournable entre l'individu et la société. De la consultation pluridisciplinaire, qui annonce la décision thérapeutique proposée, jusqu'à la mise en place prothétique, nous proposons d'aborder les différentes étapes d'accompagnement des patients dans ce chemin vers la guérison.Ce parcours particulier passe, de la conception et jusqu'à l'acceptation de la prothèse, par une réappropriation d'un nouveau visage et, si possible, le dessin d'un sourire et c'est la technique piézographique qui nous permet la meilleure intégration à la fois physique et psychique et de nos réhabilitations prothétiques.

Conférenciers

DR FREDERIC BUKIET
DR DOROTHEE LOUIS OLSZEWSKI - Retraitement endodontique orthograde
DR BERTRAND KHAYAT - Endodontie chirurgicale

imprimer