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Quintessence

ODF - 2011

ODF… Les cas qui posent problème…

L’orthopédie dento-faciale traite les dysmorphoses dento-alvéolaires et squelettiques afin de pérenniser la denture dans la sphère orofaciale.Une des difficultés réside dans le choix du début de traitement qui dépend de critères orthodontiques comme l’âge, le stade de dentition, l’intensité et le type de dysmorphose, la croissance estimée et les moyens thérapeutiques à la disposition du praticien. Il est habituel de décrire trois grands types de traitement :- les traitements interceptifs ou orthopédiques réalisés en denture mixte, - les traitements orthodontiques qui débutent en denture adolescente, - les traitements de l’adulte qui commencent lorsque la croissance faciale est terminée.L’objectif de cette séance interactive est de répondre aux questions :- A quel moment intervenir ?- Quels sont les moyens thérapeutiques à notre disposition pour répondre aux objectifs (esthétiques, squelettiques, dentaires et fonctionnels) de fin de traitement ?- Quels éléments du diagnostic permettent de différencier les cas simples des cas complexes.L’analyse de cas cliniques complexes requiert une approche diagnostique et thérapeutique pluridisciplinaire car les patients, souvent des adultes, présentent des troubles dentaires (édentations non compensées), parodontaux, fonctionnels (dysfonctions cranio-mandibulaires) et des objectifs contradictoires de fin de traitement.XXXX

Pr Michel Postaire - Lorsqu'il ne reste plus que quelques dents à la mandibule, la décision de les conserver ou non est directement liée à leur pronostic, lui-même tout aussi directement influencé par le traitement prothétique global mis en ½uvre.Les options thérapeutiques possibles peuvent être nombreuses si les dents restantes présentent encore des valeurs intrinsèques et extrinsèques élevées ; elles vont de la prothèse fixée dento-portée à toute la gamme de la prothèse composite en passant par la prothèse implanto-portée sectorielle.Mais, plus souvent les capacités limitées (essentiellement sur le plan parodontal) de ces dents conduisent à envisager leur conservation uniquement dans le cadre de la prothèse amovible complète supra-radiculaire ; ceci afin d'éviter d'en arriver à la prothèse amovible complète qui, à la mandibule, il est vrai, présente généralement un équilibre (rétention) précaire.Ceci a d'ailleurs pu conduire, dans le passé, à utiliser des dents dont le pronostic était vraiment trop limité.A l'heure actuelle, le traitement prothĂ©tico-implantaire de l'Ă©dentĂ© total ne fait plus dĂ©bat sur le fond et le recours Ă  la prothĂơse amovible complĂơte implanto-retenue sur 2 implants constitue mĂȘme le traitement de rĂ©fĂ©rence à la mandibule (Consensus de Mc Gill).Les questions que chaque praticien doit se poser sont alors :Quand faut-il garder ou extraire les derniĂơres dents ?Pour quoi faire ?ñ€ą une prothĂơse amovible complĂơte supra-radiculaire ?ñ€ą une prothĂơse amovible complĂơte conventionnelle?ñ€ą une prothĂơse amovible complĂơte implanto-retenue?ñ€ą une prothĂơse fixĂ©e complĂơte implanto-portĂ©e?Et comment le faire pour obtenir le meilleur rĂ©sultat possible ?Se posent alors les notions de plan de traitement global et d'information du patient quant au pronostic et Ă  la maintenance.Cette prĂ©sentation a pour objet de discuter des Ă©lĂ©ments qui permettent de rĂ©pondre Ă  ces questions et des protocoles qui permettent de rĂ©ussir ces traitements avec un rĂ©sultat le plus prĂ©visible possible.Dr Jean-Pierre Borgers - Extraction ou conservation ? Dilemme souvent rencontré.A la mandibule, il ne subsiste que quelques dents. Leur état parodontal est mauvais, certaines sont déjà mobiles. La plupart sont fortement cariées ou restaurées à force de collage et de tenons.Que proposer ? Une PAP est impensable puisque aucune dent n'est fiable.Les moyens financiers peuvent empêcher la réhabilitation par prothèse composite ou par prothèse implanto-retenue, voire implanto-portée. Une solution de la dernière chance vous est proposée : « la prothèse subtotale, sociale, à rétention téléscopique », moyen peu onéreux permettant de conserver certaines dents sous une prothèse.Le but : adoucir le passage à la PAC.Il nous faut conserver les quelques dents restantes sous forme de très petits cylindres et les recouvrir d'une PAC. Grâce à la conservation des dents, nous obtenons l'appui. Les surfaces cylindriques parallèles offrent calage et même rétention par friction. De plus, étonnamment, les dents les plus mobiles retrouvent un parodonte moins lâche suite à la diminution du bras de levier et, à la longue à la reminéralisation de l'os autour du parodonte.Certaines règles sont impératives :_obligation d'hygiène car sans elle, la carie aura tout détruit en 6 mois._conserver toutes les dents sans mobilité verticale._réduire fortement la hauteur des piliers (3 mm de hauteur suffisent)._taille très cylindrique de ceux-ci._épaulement vestibulaire très important (1,5 à 2 mm)._respecter toutes les règles de la PAC. (à quelques exceptions près)_des conseils d'hygiène très simples et complémentaires au brossage._une maintenance annuelle.Nous obtenons ainsi une prothèse complète stable et fonctionnelle.

Conférenciers

DR LAURENT MORGON
DR CLAIRE PERNIER - Les traitements multi-attaches ... des cas faciles aux cas complexes
DR STEPHANE VIENNOT - Les prise en charge des cas pluridisciplinaires
DR BERTRAND GODET - Les cas interceptifs... des cas faciles aux cas complexes

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