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Quintessence

Pluridisciplinaire - 2012

SOP - Les nouveautés qui ont fait leurs preuves

Dr Eric Bonnet - L'imagerie numérique s'est imposée de manière incontournable dans notre exercice quotidien. Actuellement, la connaissance précise des différents outils d'imagerie à notre disposition semble indispensable pour pouvoir en tirer des informations nécessaires à l'établissement d'un diagnostic ou d'un suivi thérapeutique de qualité. Une sollicitation croissante d'une imagerie de qualité semble être une demande commune à tous les praticiens.Aux côtés de l'imagerie « 2D » utilisée de manière quotidienne en cabinet dentaire, on trouve l'imagerie « 3D » avec la technologie cone beam ou tomographie volumique numérique à faisceau conique. Cette imagerie succède au scanner X et fait partie intégrante de l'imagerie sectionnelle. Il s'agit d'un outil extrêmement séduisant, car ce dernier nous permet d'accéder à la fameuse 3ème dimension tellement absente dans notre imagerie conventionnelle. Cet outil est spécialement dédié à l'imagerie dento-maxillo-faciale.Différents types d'appareils co-existent actuellement sur un marché très porteur : que choisir, entre les petits, moyens et grands champs ? Le cahier des charges du cabinet demeure un élément décisif dans le choix d'un type d'appareil. Par contre, le critère « financier » reste encore et toujours un argument décisif, même si les coûts ont tendance à s'améliorer.Toutes les images numérisées ne sont pas destinées à se substituer au diagnostic, car l'imagerie se présente en premier lieu comme un examen complémentaire de l'examen clinique et est défini depuis fort longtemps comme une « évaluation anatomique atraumatique du sujet vivant ». Cette définition prend actuellement tout son sens grâce à la technologie cone beam. Les images obtenues par ces systèmes constituent donc des documents d'une aide précieuse, dont il faut connaître les avantages et les limites. De plus, il s'avère que l'ensemble des images numériques et de leurs traitements, ne saurait se substituer à la reconnaissance séméiologique de l'image. Cette imagerie numérique sans les capacités fantastiques des outils informatiques, ne serait rien : l'analyse d'images est aussi là pour nous aider à élaborer un diagnostic clinique de plus en plus précis. Comment l'utiliser, que choisir, quelles sont les indications et les limites, les avantages et les inconvénients de cette imagerie « 3D » ? Parmi les indications, le cone beam est un outil indispensable dans le domaine de l'implantologie. Mais qu'en est-il des autres indications : en endodontie, en parodontologie, en prothèse, en cariologie, en traumatologie, en chirurgie, pour un diagnostic et un suivi thérapeutique plus précis...? Autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre lors de cette séance. Instantanéité, rapidité d'intervention, respect des principes de radioprotection et qualité d'images sont les maîtres mots de l'imagerie numérique : nous sommes en présence d'un véritable outil « dynamique » qui devrait rendre de nombreux services dans la pratique de l'odontologie... s'il est utilisé à bon escient. A nous, chirurgiens-dentistes, de les utiliser dans les conditions qui nous sont définies par les principes de justification et d'optimisation de nos examens radiologiques, selon les directives Euratom 96/29 et 97/43.Dr Jean-Michel Gonzalez - Si on se réfère à sa définition, la contention est un dispositif artificiel amovible ou fixe, provisoire ou « définitif », mandibulaire et/ou maxillaire, réalisée en direct ou au laboratoire de prothèse, visant à immobiliser une ou plusieurs dents. On remarque d'emblée que le champ d'application est très large et la contention va montrer des formes cliniques extrêmement variées. La présentation commencera par évoquer la migration dentaire ou le risque de migration. Notre rôle de praticien sera alors de recevoir, de comprendre, et de traiter des patients présentant des déplacements ou des risques de déplacements dentaires. Cela prend en compte des versions, des égressions, des migrations avec ou sans chevauchements. Le tout dans des circonstances cliniques plus ou moins complexes associant la traumatologie, la maladie parodontale et les édentements non-compensés.Quand on parle de contention, celle-ci peut-être simple mais elle s'inscrit généralement dans un plan de traitement global faisant appel à une notion de pluridisciplinarité :Orthodontie-Chirurgie Orthognatique-Parodontie-Endodontie-Occlusodontie-Implantologie-Prothèse. Il y a alors très souvent la création d'une équipe de soins. Au sein de cette équipe la communication devra être précise et les différents intervenants habitués à travailler ensemble. Un « chef d'orchestre » devra émerger de façon à ce que le patient ne se sente pas perdu et éviter tout enlisement du plan de traitement.Seront abordés les différentes formes cliniques de la contention :- Contention amovible- Contention colléeo Le collage ;o Sans préparation mécanique du support dentaire- Fil collé- Fibre imprégnée collée- Attelle métalliqueo Avec préparation mécanique du support dentaireAttelle métallique- Contention d'un déplacement par remplacement de la ou les dents manquantesCes différentes formes cliniques seront mises en perspectives avec les raisons du choix de la technique utilisée :1. Cause de la mobilité : traumatique-diminution du support-inflammation-thérapeutique.2. Potentiel de récidive,3. Contention mandibulaire et/ou maxillaire,4. Edentement à compenser,5. Préventif : mainteneur d'espace, contention des dents supportant une Prothèse Partielle Amovible.A l'aide de cas cliniques une ligne conductrice sera dégagée afin de rendre plus simple l'abord de la contention. En effet la contention n'est pas nouvelle. Elle se retrouve déjà chez les Etrusques. A-t-elle fait ses preuves ? Il est difficile de répondre clairement à cette question : elle doit à chaque cas clinique faire ses preuves. Même si on rationnalise son abord, sa mise en ½uvre est fortement praticienne dépendante. La complémentarité de l'équipe soignante (dans le traitement et la décision thérapeutique) ainsi que la maintenance seront deux paramètres prépondérants dans la recherche du succès.

Conférenciers

Dr Corinne Touboul

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