visuel-mediatheque

Quintessence

Occlusodontie - 1999

L'occlusion clinique en questions

G. DUMINIL

Nombreux sont ceux pour qui l’occlusion reste un domaine méconnu. Nous nous proposons de tester leurs connaissances, de leur apporter des réponses sur des sujets cliniques, concernant la pratique de l’occlusion. Cette discipline n’es pas une affaire de spécialistes, à nous de vous en persuader.

Dr Nicolas Bois - Afin de reconstruire une dent délabrée et dévitalisée, le recours systématique au tenon radiculaire était le choix le plus adéquat. Après avoir scellé ou collé un tenon métallique ou non dans la racine, il est ensuite possible de réaliser soit une reconstitution directe de la dent, soit un moignon préprothétique, en amalgame ou en composite. L'autre solution est de fabriquer par l'intermédiaire du laboratoire un moignon coulé. Le but de la reconstitution préprothétique est d'assurer la rétention et la stabilisation de la future couronne.Depuis quelques années, cette philosophie de la reconstitution préprothétique systématique à tendance à évoluer à cause du risque augmenté de fracture radiculaire du à la présence du tenon. C'est pourquoi, de nos jours, le tenon radiculaire n'est plus une nécessité selon les situations grâce à :- l'évolution des techniques adhésives.- l'évolution des inlays/onlays céramiques ou composites réalisés en laboratoire ou CAD-CAM, le développement des endo-couronnes.Toutefois le tenon reste fortement conseillé dans certains cas en fonction de la position de la dent et de la dentine coronaire résiduelle. L'évolution des matériaux nous pousse de plus en plus à choisir des tenons non métalliques.En effet le tenon non métallique assure :- une diminution du risque de fractures complexes.- un meilleur esthétique. La réelle discussion est de savoir :- comment évaluer si un tenon est nécessaire ou non : quelle est la position de la dent, comment est la racine, quel est le nombre de parois coronaires restantes, quelles est la dentine coronaire restante.- Quand un tenon n'est pas nécessaire quel type de restauration faut-il réaliser ? : un onlay céramique ou composite en laboratoire ou CAD-CAM, une endo-couronne, une facette céramique.- Quand un tenon est nécessaire, quel type de tenon choisir avec quel système adhésif ? comment préparer la racine au collage du tenon ?

Conférenciers

DR GERARD DUMINIL
DR BERNARD FLEITER - Analyse et reconstruction du guide antérieur
DR PIERRE PEDEUTOUR - Thérapeutique médicamenteuse des douleurs oro-faciales
DR ALAIN HOORNAERT - Les dispositifs inter-occlusaux (gouttières)
DR OLIVIER LAPLANCHE - L'examen clinique occlusodontique en omnipratique
DR FRANCOIS UNGER - Les dispositifs inter-occlusaux (gouttières)

Bibliographie

BUYLE-BODIN Y., HOONAERT A., UNGER F. Epidémiologie des désordres temporo-mandibulaires. Réalités cliniques 1996, 7-2 : 115-119
GOLA R., ORTHLIEB J-D., CHOSSEGROS C. Syndrome algo-dysfonctionnel de l'Appareil Manducateur (SADAM) ou Dysfonctions de l'Appareil Manducateur (DAM).
KROGH POULSEN W. Examen et diagnostic,stoc des troubles du système manducateur. Encycl. Méd. Chir. Paris, Stomatologie, 6-1977, 22030 G-30
ORTHLIEB J-D., LAPLANCHE O., PRECKEL E.B. La fonction occlusale et ses dysfonctionnements. Réalités Cliniques 1996 ; 7 (2) : 131-148.
TOUBOL J-P., DUMINIL G., ORTHLIEB J-D. Occlusodontie au quotidien. Ed. Masson, Paris 1996BESSON J-M. La douleur. Odile Jacob 1992
QUENEAU P., OSTERMANN G. Le médecin, le patient et sa douleur. Masson 1993
PORTES R, GROSS S. Temporo mandibular disorders and orofacial pain. Quintessence book 1995
imprimer