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Quintessence

Chirurgie et Pathologie - 1998

Conduite à tenir chez les patients à risques. Intervenir et/ou prescrire ?

Damien DURAN

Nous pouvons estimer que 15 à 20% de nos patients ont un état général perturbé. Ce chiffre ne peut qu'augmenter.En effet, l'augmentation moyenne de la durée de vie, liée en partie aux progrès de la médecine moderne, est une réalité qui nous permet d'espérer en tant qu'homme, mais également d'être inquiet en tant que praticien.Espérer en tant qu'homme car chacun d'entre nous souhaite, si cela était nécessaire, pouvoir bénéficier de ces progrès. Inquiet en tant que praticien car, conjointement à nos gestes de spécialistes, il faut définir des lignes de conduite pour nos patients polymédiqués ou à l'équilibre thérapeutique instable. Une meilleure connaissance de ces situations et des règles simples à respecter, doit nous permettre d'éviter les écueils les plus significatifs.

Dr Cathia Bergeron - Alors que la dentisterie esthétique est de plus en plus en demande et qu'une approche de traitement ultra-conservatrice est souvent préconisée, les obturations directes en composite prennent toute leur importance. En effet, les composites directs demeurent la méthode la plus conservatrice, économique et versatile pour répondre à certains besoins de nature esthétique. Les nouveaux composites, avec leur grande variété de teintes et leur manipulation améliorée, permettent aux dentistes d'atteindre des résultats esthétiques de qualité remarquable. Cette présentation sera axée sur la compréhension et l'utilisation des teintes polychromatiques pour créer des restaurations d'apparence vitale et naturelle. En se basant sur les propriétés optiques des matériaux composites et de la structure dentaire, les participants apprendront comment choisir les bonnes teintes et modeler le composite pour reproduire et intégrer des effets naturels dans leurs restaurations et ainsi créer une harmonie avec la structure dentaire naturelle. Dr Laurie Saint-Pierre - Le raffinement de l'anatomie dentaire et l'obtention d'une surface lustrée suite à l'insertion et à la polymérisation du composite peuvent s'avérer une tâche difficile étant donné la quantité de produits et de techniques disponibles pour la finition et le polissage du composite. Par ailleurs, la qualité du fini de surface est influencée par le type de composite utilisé.La finition du composite se caractérise par l'élimination des excès de matériau à la margination et par le perfectionnement de la forme de la restauration et de la caractérisation de surface. Le polissage représente l'étape par laquelle la surface du composite devient lustrée et s'apparente à la texture de l'émail. Ces deux étapes sont intimement liées et s'avèrent très importantes pour améliorer l'apparence et la longévité des restaurations en composite en prévenant les risques de changement de couleur du composite et d'adaptation marginale déficiente, cette dernière pouvant causer de la coloration marginale et de la récidive de carie.Par contre, les techniques de finition et de polissage peuvent également causer préjudice à l'adaptation marginale des restaurations en composite notamment par le dégagement de chaleur et la direction des instruments pouvant provoquer la rupture du lien adhésif. De ce fait, la manipulation du composite lors de son insertion devrait être telle que la finition soit réduite à un minimum. De plus, l'utilisation d'une technique de finition et depolissage appropriée est primordiale pour favoriser l'esthétique et la longévité des restaurations en composite.Les composites sont principalement constitués de quatre matériaux : une matrice résineuse organique, une charge inorganique de particules, un agent de couplage et un initiateur de la polymérisation. Chacun de ces composants influence les propriétés du matériau. Il existe différents types de composite : microchargés, nanochargés,microhybrides, nanohybrides, etc. pouvant être utilisés dans le secteur antérieur pour des restaurations esthétiques et ces matériaux diffèrent dans la qualité du lustre obtenu suite au polissage et à sa rétention à long terme.Ce sont tous ces concepts qui seront abordés, illustrés et discutés au cours de cette présentation.Pr Denis Robert - La sensibilité post-opératoire est apparue lorsque les praticiens ont commencé à utiliser des restaurations en résine composite sur les dents postérieures, souvent en remplacement de restaurations existantes en amalgame. Cliniquement, elle se manifeste de trois grandes manières : la sensibilité thermique, la sensibilité osmotique et la sensibilité mécanique. Les deux premières sont dues à un défaut d'étanchéité causé, soit par les effets de la contraction de polymérisation, soit par un défaut d'adhésion voire même par une perte d'adhésion consécutive au vieillissement du collage. Historiquement, la sensibilité mécanique, due à la pression ou à la mastication, a été pendant longtemps plus difficile à interpréter : son explication résidant dans le fait qu'une déformation du composite sous la pression ou la charge occlusale entraîne, par transmission hydraulique, un mouvement du fluide dentinaire. Même si les efforts des fabricants visent à fournir aux praticiens des adhésifs dentinaires efficaces, ceux-ci ne le sont pas toujours, d'autant que l'interface de collage adhesif-dentine vieillit mal. Une des stratégies qui peut être mise en oeuvre consiste à réutiliser des bases en verre-ionomère dont la pérennité de l'adhésion à la dentine est de loin bien meilleure. L'arrivée récente sur le marché des silicates de calcium est aussi intéressante. Il ne faut pas négliger le fait que tout composite se contracte à la polymérisation et que sa mise en oeuvre doit tenir compte de cette propriété. Il sera donc proposé d'une part une méthode de placement dans des cavités sur dents postérieures qui soit à la fois suffisamment rapide et efficace pour réduire l'occurrence de problèmes ; et d'autre part il sera pertinent de suggérer une technique de préparation des cavités spécifiquement pour composite, cavités qui éviteront de tailler de la dentine saine et qui seront les plus conservatrices possible.

Conférenciers

DR J MARIE LANGLOIS - Le patient présentant une hépatite C.
DR PIERRE OLIVIER PLANCHAND - Le patient irradié ou sous chimiothérapie.
DR PHILIPPE CAMPAN - Le patient greffé (cardiaque, rénal).
DR DAMIEN DURAN - Conduite à tenir chez les patients à risques. Intervenir et/ou prescrire ?
DR CARLE FAVRE DE THIERRENS - Le patient sous anticoagulant ou antithrombotique.
DR JACQUES HENRI TORRES - Le patient sous anticoagulant ou antithrombotique.
DR JEAN CLAUDE LIBERSA - Le patient présentant une hépatite C.
DR PATRICK LIMBOUR - Le patient hypertendu.
DR MARYALIS GUICHARD - Le patient irradié ou sous chimiothérapie.
DR THIERRY DESSART - Le patient greffé (cardiaque, rénal).
DR CHRISTIAN MOUNIER - Le patient hypertendu.

Bibliographie

Dictionnaire médical du chirurgien dentiste.
GIRARD P., JEANDOT J., QUEVANVILLIERS J., PERELMUTER S. - - 1997
Ed Masson, 1997
Chirurgie dentaire et patients à risques.
ROCHE Y. - - 1996
Ed Médecine Sciences Flammarion, 1996
Traité de pathologies buccales et maxillo-faciales.
PIETTE E., REYCHLER H. - - 1991
Ed De Boeck Université, 1991
Médecine buccale, méthodologie du diagnostic.
FOREST D., DUQUETTE P., MICHAUD M., GIRARD P. - - 1994
Ed Gaëtan Morin, 1994
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