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Quintessence

ODF - 2001

ODF : clinique ou technologie

C. CHABRE

L’orthopédie dento-faciale est une discipline éminemment clinique qui a su, pour se développer, profiter de l’apport de nombreux progrès technologiques.Alternativement, nous aborderons lors de cette séance l’aspect clinique : savoir regarder et savoir faire , et l’aspect technologique informatique et machine-outil , qui font l’orthodontie contemporaine, pour conclure que l’ODF est à la fois : clinique et technologique.

Dr Claude Bigot - La maintenance parodontale fait partie des soins parodontaux de santé et intervient lorsqu'on estime que l'état parodontal est stabilisé par la thérapeutique parodontale. Il s'agit de prévenir le risque de récidive et de minimiser le risque de perte dentaire. C'est la recherche d'un équilibre entre facteurs pathogènes et résistance de l'hôte. Comme nombre de travaux encore en cours le risque de récidive est une certitude l'en absence de maintenance. Il est alors indispensable de connaître les moyens d'évaluation du risque, les informations permettant d'appréhender les signes précoces d'une récidive. Egalement, de structurer son programme de maintenance ainsi que la gestion des rappels. La maintenance parodontale est elle suffisante pour éviter la récidive ? Nos indices sont ils fiables sur un temps donné ?Pr Michel Brecx - Le chirurgien dentiste est confronté de façon continue à des situations et des pathologies différentes. Son travail ne se limite pas au seul traitement des dents, il comprend également le suivi de ses patients. Dans le domaine du parodonte, le suivi doit souvent être personnalisé car celui-ci varie en fonction du type de maladie parodontale, de la réponse de l'hôte (immunitaire ou compliance) et en fonctions de la présence ou non d'implants. Les atteintes du tissu parodontal doivent être prises en charge le plus rapidement possible afin d'éviter autant que possible la progression de la maladie et la perte des dents. ! Les problèmes parodontaux sont causés par des bactéries présentes de façon normale dans la salive. Leur agrégation va entrainer la formation d'un biofilm causant à son tour une inflammation des tissus environnants. Le travail du chirurgien dentiste va être de déloger ce biofilm puis de perturber sa formation. Des études montrent qu'un traitement parodontal non poursuivi par des contrôles réguliers est plus dommageable pour les tissus parodontaux que l'absence de traitement. La recherche nous indique aussi que le suivi doit être réalisé dans un cadre adapté afin d'obtenir des résultats satisfaisants à long terme. ! Le traitement des maladies parodontales comprend une bonne instruction au contrôle de plaque à l'aide d'instruments adaptés tels que le fil dentaire, les brossettes, le révélateur de plaque, les cure-dents, ... Ceci est souvent suivi par des détartrages voire même des surfaçages radiculaires afin d'éliminer mécaniquement le dépôts de tartre suset sous-gingivaux. Parfois lorsque la perte d'attache est trop importante et que les techniques non chirurgicales ne suffisent plus, on envisage alors l'approche chirurgicale. Lorsque nous sommes amenés à envisager ce genre de procédure, nous devons d'abord nous assurer que le contrôle de plaque est suffisant. ! La dernière partie du traitement parodontal est le suivi des patients. Souvent considéré comme traitement de routine, il est pourtant indispensable et garant d'une santé gingivale sous contrôle à long terme. ! L'assistance d'un chirurgien dentiste par une assistante dentaire lui facilite son travail au quotidien sans pour autant diminuer la rentabilité du cabinet. Le travail des hygiénistes dentaires permette de décharger le chirurgien dentiste d'une partie de sa routine, lui permettant ainsi de que focaliser sur d'autres points du traitement parodontal tel que les surfaçages complexes, les chirurgies et les poses d'implants. Le travail de l'hygiéniste dentaire est axé sur la motivation à l'hygiène et le travail de maintenance. Lorsque nous regardons les pays travaillant avec des auxiliaires dentaires, nous remarquons que les cabinets où elles travaillent ne perdent pas en rentabilité que du contraire car le chirurgien dentiste peut se concentrer sur d'autres actes compliqués demandant plus d'expertise. ! Dans nos pays, l'introduction des hygiénistes dentaires est souvent source de discussion et de conflits alors que leur aide serait plus que nécessaire. De nombreuses études sont en cours sur leur efficacité et leur nécessité lors du travail de parodontologie. Si nous ne voulons pas avoir des agendas surchargés par des actes de maintenance sans pouvoir se concentrer sur le traitement primaire des maladies parodontales, il devient une nécessité d'introduire des auxiliaires dentaires dans notre organisation. Leur travail touche un point fondamental du traitement parodontal, le suivi, qui occupe souvent une grande partie du temps d'un parodontologue.

Conférenciers

DR AUDREY OKS - Technologie et diagnostic : informatique et céphalométrie.
DR ANDRE JEAN HORN - ODF : clinique et technologie
DR DIRK WIECHMANN - Technologie et thérapeutique : réalisation automatisée des arcs orthodontiques.
DR CLAUDE CHABRE
DR ALAIN BENAUWT - Clinique et thérapeutique : actes de prévention.

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