visuel-mediatheque

Quintessence

Prothèse - 2001

Décisions cliniques et techniques touchant l’élaboration des prothèses dentaires fixées dento et implanto-portées

P. MARIANI, G. LABORDE

Les prévisions et décisions à prendre dans la mise en œuvre des prothèse fixées plurales (bridges) sont multiples. Le but de cette séance est d’envisager : - l’opportunité du traitement prothétique fixé et le choix de sa meilleure formule ;- la sélection des supports ; l’étendue de la prothèse, son équilibre, sa structure… ;- les décisions touchant la thérapeutique préparatoire (chirurgie, parodontologie…) ;- l’éventualité d’un ou plusieurs appareillages provisoires (et lesquels ?) ;- la prévision sur la durée des traitements préparatoires, sur la durée totale du traitement ainsi que les résultats escomptés.

Dr Elvire Le Norcy - Les atteintes parodontales ne concernent pas que les patients adultes et de nombreux facteurs peuvent entraîner l'apparition de problèmes parodontaux chez les jeunes patients au cours des différentes phases de dentition. La prise en charge précoce de ces atteintes est importante afin d'éviter une aggravation au cours de la vie ; un manque de gencive attachée pourrait par exemple favoriser une perte d'attache et rendre le site plus difficile à brosser pour le patient. L'orthodontie permet de prévenir l'apparition de ces défauts en anticipant le développement des malocclusions, ou d'adapter le site afin de faciliter le brossage et d'améliorer le pronostic de l'acte chirurgical nécessaire. Une attention particulière doit cependant être apportée dans le déplacement des dents présentant une atteinte parodontale afin d'éviter son aggravation.Les récessions parodontales incisives mandibulaires sont très fréquentes chez les patients présentant un fort encombrement (>7mm) ou chez des patient dont le frein labial s'insère à proximité du feston gingival. De la même manière, un fort encombrement dentaire peut entraîner une évolution vestibulaire des canines dans la gencive libre. Il est donc opportun, chez un enfant en fin de denture mixte ou en début de phase d'établissement de la denture adolescente présentant un fort encombrement de « faire de la place ». Différentes approches peuvent être envisagées, comme un pilotage orthodontique qui permettra une évolution des dents dans un environnement parodontal favorable et non dans la gencive libre ou avec très peu de gencive attachée. Ce traitement consiste à l'extraction de séquences de dents temporaires et permanentes afin de corriger un encombrement transitoire en denture mixte et de permettre une réorientation de l'axe d'évolution des dents permanentes. Des appareils permettant d'augmenter le périmètre d'arcade directement comme des Forces Extra Buccales ou des appareils permettant de reculer les molaires (Pendulum, Distal Jet...) ou indirectement comme les disjoncteurs fixes sur bagues permettent également de corriger un encombrement modéré à sévère avant la phase de denture adolescente.Un traitement orthodontique peut être envisagé pour des patients présentant un diastème inter-incisif maxillaire résultant d'une insertion freinale basse. Il est conseillé de fermer le diastème autant que possible avant la réalisation de la chirurgie afin d'éviter qu'une bride cicatricielle ne s'établisse, car cette dernière rendrait la fermeture de l'espace très difficile. La fermeture de ce diastème devra ensuite être maintenue à l'aide d'un dispositif de contention, le plus souvent fixe (fil collé en palatin de 11 et 21).Un traitement orthodontique multi attaches permet de modifier l'angulation vestibulo-linguale de la racine (torque) de certaines dents afin d'améliorer un défaut d'épaisseur de gencive attachée et éviter ou favoriser le pronostic d'une greffe gingivale. Il est également possible, avec l'aide de la chirurgie, de modifier un axe d'émergence défavorable afin de favoriser ou permettre l'évolution de la dent.Ces dernières années, différentes techniques orthodontiques favorisant les traitements sans extractions à l'aide d'expansion transversale ont vu le jour, cette approche nécessite cependant d'être très vigilant quant à l'amplitude des mouvements d'expansion afin de ne pas amener les racines en dehors de leur enveloppe osseuse. Dr Christophe Bachet - Les anomalies de nombres sont une raison fréquente de consultation dans nos cabinets, qu'il s'agisse d'agénésie ou de perte traumatique d'une dent définitive, l'omnipraticien est généralement le premier à les diagnostiquer.Il est de ce fait le premier à énoncer les différentes options de traitement, leurs avantages, leurs inconvénients ...Il est également le premier en mesure d'effectuer les gestes thérapeutiques précoces, en denture mixte, qui orienteront la future occlusion.Les patients et les parents, souvent inquiets, pressent légitimement le chirurgien dentiste de donner une conduite à tenir ferme et définitive alors qu'il est généralement dans l'impossibilité de la fournir. En effet, ces traitements se gèrent en collaboration étroite entre chirurgien dentiste, orthodontiste, implantologiste et parodontiste.La solution « sur mesure » que méritent nos patients ne sera trouvée qu'après une réflexion approfondie de chaque praticien et une concertation entre eux.Le chirurgien dentiste, chef d'orchestre de ces traitements doit connaître chaque instrument sans nécessairement en jouer.L'objectif de cette communication est d'exposer aux omnipraticiens les pistes de réflexion utilisées par l'orthodontiste pour proposer aux autres praticiens le plan de traitement qu'il estime idéal.L'âge des patients (civil, dentaire et osseux), la forme des dents, leur teinte, la forme du visage, l'occlusion... sont autant de paramètres à considérer pour poser la bonne indication orthodontique.Au delà de cet idéal thérapeutique, il nous faudra également considérer l'avis et le choix du patient pour parvenir au choix final.Dr Damienne Dorison - L'encombrement dentaire est caractérisé par une rupture de la continuité des arcades dentaires au niveau des faces proximales des dents. Il peut concerner la zone antérieure, moyenne ou postérieure des arcades. L'encombrement est un motif majeur de consultation directement à l'initiative du patient ou après consultation du chirurgien dentiste.La difficulté de la prise en charge de l'encombrement réside dans plusieurs éléments : - la variabilité des étiologies : primaire, secondaire ou tertiaire- l'importance de l'encombrement, qui doit être déterminée de façon précise par la confrontation de signes cliniques et radiologiques.- l'âge de l'apparition de l'encombrement - l'age de prise en charge de nos patients.Ces critères doivent donc être étudiés avec précision et la discussion entre l'orthodontiste et le chirurgien dentiste doit être ouverte afin d'éviter les sources d'incompréhension et d'offrir la meilleure option thérapeutique à nos patients.L'objectif de cette présentation est d'exposer :- les signes d'appels auxquels l'omnipraticien doit être attentif dans sa pratique quotidienne en dehors de la seule « discontinuité » des arcades dentaires.- les éléments sur lesquels l'omnipraticien peut agir par lui même avant même d'adresser à l'orthodontiste.- l'intérêt de la prise en charge précoce par un traitement interceptif.-Les critères de décision thérapeutique en denture adolescente : comment justifier des extractions de prémolaires.-Les particularités du traitement de l'encombrement chez l'adulte avec notamment l'apparition des effets du vieillissement sur les arcades dentaires, pathologies dentaires et parodontales en présence.Dr Thomas Carat - Comme l'ensemble des disciplines odontologiques, l'orthodontie a beaucoup évolué ces dernières années, afin de placer le patient au centre du projet thérapeutique pluridisciplinaire.Dans cette perspective, nous allons aborder dans cette présentation l'attitude que nous pouvons avoir vis-à-vis des atteintes de molaires définitives.Les choix d'extractions orthodontiques se sont longtemps limités aux prémolaires et aux troisièmes molaires.Le déplacement des molaires ou la fermeture de leurs espaces d'extractions dépassaient parfois les possibilités de l'ODF.Les évolutions technologiques actuelles, telles que les mini implants, rendent possible des mouvements inimaginables auparavant.Chez l'enfant, la collaboration avec l'odontologie pédiatrique peut nous amener à choisir d'extraire des premières molaires définitives pour des raisons non orthodontiques, par exemple des MIH. La mésialisation des secondes molaires permet alors de conserver des troisième molaires saines.Chez l'adulte, l'orthodontie peut parfois seule résoudre le problème, mais elle se met souvent au service de la parodontologie, de l'implantologie, de la prothèse.Les molaires peuvent être déplacées dans les 3 dimensions de l'espace pour rétablir des courbes occlusales physiologiques avant réhabilitation prothétique ou réouvrir un espace implantaire.Nous présenterons différents cas cliniques illustrant ces situations thérapeutiques.

Conférenciers

DR PHILIPPE COLIN - Implantologie : quand ? pourquoi ? comment ? quelles limites ?
DR ALAIN SANTINI
DR LUDOVIC POMMEL - Endodontie préprothétique, de la sélection à la fiabilité des supports.
DR GILLES LABORDE - La démarche prothétique : aspects décisionnels, cliniques et techniques.
DR ALAIN BORGHETTI - Parodontie préprothétique , de la sélection à la fiabilité des supports,
DR PAUL MARIANI
DR JEAN LOUIS FERRARI - Le rôle des provisoires : combien de génération ?
DR MICHEL LEGALL - Orthodontie préprothétique : globale ou sectorielle ?
DR MICHEL LAURENT - : La démarche prothétique : aspects décisionnels, cliniques et techniques.

imprimer