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Quintessence

Endodontie - 1998

Endodontie : obturer plus vite et mieux…

Jean-François Peli

La préparation canalaire est l'étape capitale du traitement endodontique, mais le rôle de l'obturation est loin d'être négligeable. Dans ce domaine, la demande du praticien est de pouvoir mettre en oeuvre une technique facile à utiliser, rapide et économique. Le matériau de choix reste la gutta-percha compactée, associée à un ciment de scellement endodontique. Une bonne connaissance de ces matériaux et de leur manipulation est indispensable pour l'obtention de résultats fiables et reproductibles. Le compactage latéral et le compactage vertical ont fait, depuis longtemps, la preuve de leur efficacité. Le compactage thermo-mécanique est plus rapide, mais reste délicat à maîtriser. En combinant les techniques, nous travaillons souvent avec plus de confort et de sécurité.Les systèmes apparus plus récemment sur le marché : système B®, Thermafil® et Microseal® ... sont de nouvelles évolutions vers la recherche d'une meilleure adaptation à notre pratique quotidienne.

Dr Philippe Rocher - La radioprotection s'applique dans les cabinets dentaires au niveau des patients et des travailleurs (praticiens et assistantes). Alors que dans le premier cas elle dépend des chirurgiens dentistes, c'est la Personne Compétente en Radioprotection (PCR) qui gère la seconde.Les contrôles de qualité qui assurent une sécurité de diagnostic et de traitement aux patients sont de la responsabilité des praticiens. Ces contrôles réalisés en pratiquant des radios d'un objet test permettent de s'assurer de la précision de détails et de la qualité des contrastes des images.Les contrôles internes (CQI) sont réalisés par le personnel du cabinet alors que les contrôles externes (CQE) le sont par un organisme agréé par l'ANSM.Les CQI, obligatoires depuis le 26 septembre 2009, sont réalisés au minimum tous les trois mois. Ils sont audités par un organisme agréé tous les ans. Les CQE se font tous les 5 ans.La PCR, qui agit sous la responsabilité de l'employeur (le chirurgien dentiste), l'aide à assurer la sécurité des travailleurs.Cela commence par une installation conforme à la nouvelle norme d'installation. Celle-ci a été réécrite en 2011. Elle évolue en abandonnant des valeurs minimales des surfaces au sol des locaux, en introduisant une double signalisation lumineuse, en reformulant la méthode de calcul des protections et en supprimant la méthode de calcul simplifiée. Cette nouvelle norme sera rendue obligatoire fin 2012. Cela aura un impact sur les installations des générateurs dentaires.Les générateurs et les locaux doivent être régulièrement contrôlés. Là aussi, la PCR est impliquée en réalisant tous les ans des contrôles internes consistants à vérifier le bon fonctionnement des générateurs et à suivre les relevés des dosimètres d'ambiance. Certaines évolutions réglementaires devraient en 2013 légèrement faciliter la mise en ½uvre de ces contrôles. Par ailleurs, des contrôles externes quinquennaux sont réalisés par un organisme agréé par l'ASN.La PCR doit aussi s'assurer que les praticiens et les assistantes portent des dosimètres. Ceux-ci sont indispensables, car ils permettent de suivre l'exposition régulière des travailleurs, mais surtout, ils permettent de s'assurer, in fine, de l'efficacité des dispositifs de radioprotection mis en ½uvre et en cas de dysfonctionnement, d'évaluer la dose reçue par le travailleur concerné. Si le contrôle de l'efficacité de la radioprotection peut reposer en partie sur une dosimétrie d'ambiance, l'évaluation de la dose réellement reçue par le praticien, en cas de dysfonctionnement, ne peut reposer valablement que sur le dosimètre personnel. C'est notamment pourquoi ce dosimètre doit être porté régulièrement, même si les résultats communiqués par le laboratoire de dosimétrie sont systématiquement inférieurs au seuil de détection. En cabinet dentaire, les dosimètres sont changés tous les trimestres.La formation PCR évoluera de façon très importante fin 2012. Elle sera adaptée aux risques rencontrés lors de l'utilisation des rayonnements ionisants. C'est ainsi qu'il y aura 3 niveaux de formation dont le plus abordable sera adapté au monde dentaire. La durée de la formation sera très sensiblement raccourcie. Pour que les PCR soient opérationnelles dès la fin de la formation, la partie pratique sera consacrée à des cas concrets. Les praticiens qui suivront cette formation seront en mesure de mettre très simplement en ½uvre les missions d'une PCR en cabinet dentaire.A l'issue de cette présentation, les participants connaitront l'ensemble de la réglementation en matière de radioprotection qui doit être appliquée en cabinet dentaire.Mme Kathy Denys - Les directives et les obligations en matière de traçabilité sont connues et publiées .Cela concerne :- La matério - vigilance qui consiste à surveiller les incidents pouvant survenir lors de l'utilisation de dispositifs médicaux (MD,DMSM), des risques résultants de l'utilisation ceux ci. - La pharmacovigilance, qui consiste à enregistrer et évaluer les effets secondaires (en particulier les effets indésirables) résultant de l'utilisation des médicaments.- La cosméto - vigilance qui est un système de surveillance et d'enregistrement des effets indésirables liés à l'utilisation des cosmétiques, permettant de les répertorier et de centraliser les informations les concernant dans le but de mieux les prévenir.Il est clair et désormais acquis pour beaucoup de praticien que tracer, c'est transcrire et conserver : pour se souvenir, pour communiquer, pour prouver et pour sécuriser mais c'est aussi permettre de corriger et de valider votre bonne pratique. Souvent il est évident que ce qui dissuade les équipes dentaires à la mise en place des traçabilités, c'est l'incapacité d'évaluer la situation actuelle, établir un objectif daté de mise en place et de valider un plan d'action pour arriver à cet objectif précis. Manque de temps, manque de moyens ou méconnaissance des solutions mises à disposition ? Pour la mise en place au cabinet dentaire de ces différentes recommandations, directives et obligations, nous avons des outils divers et peu variés. Alors lequel choisir ? Informatique ? Manuel ? Devons nous utiliser des outils où le système de traçabilité est intégré à votre logiciel dentaire ou un dispositif séparé de cette base de données partenaire de l'organisation de nos journées ? Ces fameux codes barres et divers douchettes, comment ça marche ? Existe t il une méthode pour faire bien sans pour cela y passer plus de temps qu'il n'en faut ? De quelle main d'½uvre avons nous besoin, dans quel type cabinet est ce possible de mettre en place, et d'ailleurs est ce possible partout? Et si nous parlions aussi du coût des outils ? Beaucoup de questions auxquelles cette session va répondre en vous donnant un outil de mise en place pratique et vous permettre d'évaluer votre situation actuelle et vous aider à la prise de décision.La ligne de conduite de cette intervention étant : l' utilisation au quotidien, nous souhaitons faire un tour d'horizon des différentes possibilités avec pour seul objectif de vous permettre de choisir ce qui est le plus adapté à votre pratique.Tracer rime par conséquence également avec « améliorer ». Il sera donc question évidemment de procédure. Nous vous proposerons trois procédures que vous pourrez adapter : salle de soins, salle de stérilisation mais aussi traçabilité des dispositifs médicaux sur mesure seront nos points cibles.En complément, des données théoriques fournies, cette séance est l'occasion de passer de la théorie à votre pratique quotidienne. Etre clair, simple et direct, sans pour autant minimiser l'enjeu de la mise en place des traçabilités dans votre cabinet, sera aussi un objectif prioritaire de cette session. Mme Hélène Denost - Quand les risques sont mal gérés, on évolue vers l'insécurité. Au contraire, s'ils sont bien gérés, on évolue vers la sécurité. Les chirurgiens dentistes ont pris conscience très rapidement de l'importance de la maîtrise du risque infectieux au cabinet dentaire. Des outils sont venus complétés cette démarche tel que Le Guide pratique de prévention des infections liées aux soins, en chirurgie dentaire et en stomatologie publié par le Ministère de la Santé en 2006. Depuis, la réglementation a constamment évolué dans le sens d'un renforcement des précautions. Aussi, dans les années qui ont suivies, la profession s'est associée à l'opération lancée par la DGS pour de mettre à disposition des praticiens des fiches qui synthétisent ces recommandations pour aider les chirurgiens dentistes à sécuriser leur exercice (7 fiches diffusée dans le numéro de la lettre du Conseil de l'Ordre de mai 2012).Ces recommandations déclinent les dernières connaissances de la science ainsi que les obligations réglementaires en matière d'hygiène et d'asepsie. Mais chaque cabinet est unique en termes de structure, d'organisation, de moyens mis en ½uvre, et, chacun, en toute bonne foi, pense bien faire et être conforme aux recommandations. Pour autant une analyse des situations potentiellement dangereuses, et des risques correspondants permet d'évaluer les décisions à prendre pour réduire les risques ainsi estimés ou de conforter des procédures. Toute évaluation nécessite un étalon" : il s'agit ainsi de comparer nos pratiques, soit à un référentiel valide, soit à celles de nos pairs, soit aux données de la littérature scientifique, soit encore aux attentes des pouvoirs publics. Un outil simple d'utilisation complétant les deux outils précédents, a été édité en novembre2011. La « Grille technique d'évaluation pour la prévention du risque infectieux associé aux soins » est un questionnaire associée à un dossier technique à vocation pédagogique apportant des solutions pratiques adaptées aux spécificités du cabinet.Cette grille élaborée par la profession et pour la profession, nous permet de nous situer, non pas de nous noter, mais d'évaluer les progrès à accomplir pour se diriger vers la conformité. En outre, elle fournit des astuces pour d'optimiser nos procédures et donc l'efficacité dans la gestion du risque infectieux. Ce principe d'évaluation est déstabilisant, car toujours sous-tendu par un jugement de valeur. Accepter d'évaluer sa pratique est une remise en question, qui ne va pas de soi, car la mise à plat de notre activité nous bouscule dans le confort de nos habitudes. Au cours de cette conférence, dossier technique et la grille seront présentés et il sera démontré que les 19 items indispensables à la sécurité des soins sur les 75 que comporte cette évaluation, sont déjà mis en place dans les cabinets dentaires ou aisés à mettre en ½uvre sans investissement supplémentaires.L'ensemble des items seront abordés et expliqués pour les plus techniques en matière de normes pour que chacun après évaluation puisse soit se rassurer, soit hiérarchiser les priorités à mettre en ½uvre pour sécuriser son exercice."

Conférenciers

DR JEAN YVES BLUM - …en connaissant les principes de base et les matériaux d'obturation
DR FABIENNE PEREZ - …...en utilisant les nouveaux systèmes.
DR ETIENNE DEVEAUX - …en réalisant une préparation cananlaire adaptée.
DR JEAN PHILIPPE MALLET - en maîtrisant et en combinant les techniques classiques.
DR PIERRE HARTMANN - …en connaissant les principes de base et les matériaux d'obturation.
DR JEAN FRANCOIS PELI - Endodontie : obturer plus vite et mieux
DR DOMINIQUE MARTIN - …...en maîtrisant et en combinant les techniques classiques.
DR DOMINIQUE ORIEZ - …...en utilisant les nouveaux systèmes.
DR MARC LINEZ - en réalisant une préparation canalaire adaptée.

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