visuel-presse-communication


Haut

Santé Publique



Le sevrage tabagique : des chirurgiens-dentistes impliqués !
Version : 2006
Auteur : Jacques Wemaere

Le 1er Février 2007, une nouvelle loi marquera l’entrée en vigueur en France de l’interdiction de fumer dans les lieux publics ou presque… car cette loi s’appliquera réellement le 1er janvier 2008 lorsque les bars et restaurants seront concernés. Ces mesures légales pour limiter la consommation de tabac ne seront utiles et efficaces pour la population que si elles sont sous-tendues par un accompagnement des professionnels de santé, de TOUS les professionnels de santé. Le chirurgien-dentiste se doit d’être un relais de ce combat. Il peut éviter à son patient de tomber dans le piège du tabac ou l’aider à arrêter de fumer.

Le chirurgien dentiste peut prendre en charge le sevrage tabagique. Lors d’un traitement global, il suit son patient à raison de plusieurs fois par mois et il peut ainsi, en l’accompagnant dans sa démarche, l’amener à un arrêt progressif du tabac.

Des actions de sensibilisation au sevrage tabagique à renforcer

Le conseil minimum consiste à poser deux questions simples :
--- Etes vous fumeur ?
--- avez vous déjà envisagé d’arrêter de fumer ?

Il s’agit pour le chirurgien-dentiste d’une première approche concrète pour parler tabac avec son patient. Il a été démontré que ce conseil minimum aide le fumeur à diminuer sa consommation et permet un arrêt du tabac dans 3 à 5 % des cas. Cette approche est prometteuse mais doit être renforcée.

Les chirurgiens-dentistes doivent rester disponibles comme recours pour aider et accompagner le sevrage et être davantage au fait des problèmes liés au tabagisme, en particulier des problèmes de comportement et des difficultés rencontrées lors du sevrage. Des projets de formation des chirurgiens-dentistes au sevrage tabagique voient le jour et sont voués à s’étendre rapidement.

Mettre en avant les bénéfices de l’arrêt du tabac

Stopper la cigarette, c’est retrouver le goût, l’odorat, une bonne haleine, des dents plus blanches, une meilleure cicatrisation du parodonte (os et gencive), un renforcement des tissus sains de la bouche...mais c’est aussi éviter des pathologies générales. Fumer peut provoquer des cancers des voies aérodigestives supérieures, du rein, de la vessie et du pancréas. D’autres pathologies sont moins connues comme les maladies respiratoires, cardiovasculaires.

La consultation dentaire s’avère être un moment idéal pour faire passer ces messages car le patient est alors très réceptif aux informations qui lui sont données ; toute son attention est tournée vers le chirurgien-dentiste, d’où la force d’une question, d’une information, d’un encouragement.

Etre un éducateur de santé auprès des jeunes !

Educateur de santé, le chirurgien-dentiste peut éviter aux jeunes d’allumer leur première cigarette. A partir de 2007, l’examen bucco-dentaire obligatoire des 6,9,12,15 et 18 ans sera l’occasion d’aborder le thème du tabac.

Le chirurgien-dentiste se doit d’être un relais dans ce combat tout en sachant distinguer un patient qui a juste des difficultés à arrêter d’un patient anxieux pour qui le tabac est une addiction et dont le sevrage doit passer par des équipes spécialisées.

Mais surtout...montrer l’exemple

1 chirurgien-dentiste sur 5 fume ! Pour être un bon relais, un bon vecteur d’information le chirurgien-dentiste doit être lui-même convaincu et motivé. L’Institut nationale contre le cancer (INCA) suit la profession dentaire sur 2 registres : le tabac et le cancer. La prise de conscience est difficile même chez le chirurgien-dentiste. En 2007, pourquoi pas un cabinet dentaire « sans tabac » ?


Quelques Chiffres :
--- En 2010, on estime que le nombre de fumeurs sera de 1,3 milliards dans le monde, avec une augmentation annuelle de 1,5% (Food and Agriculture Organization of the United Nations 2003).
--- Selon les tendances de consommations, le nombre de morts liés au tabac risque d’être multiplié par deux à l’horizon 2025 (INPES).
--- La consommation de tabac reste importante chez les jeunes : 36,7 % des 12-25 ans déclarent fumer et la prévalence tabagique est de 40,9 % chez les 15-19 ans (Loi n° 2003-715 du 31 juillet 2003 visant à restreindre la consommation de tabac chez les jeunes).
--- Responsable de 91% des cancers du poumon et de 66 000 décès par an, le tabagisme est la première cause de mortalité évitable. C’est un véritable problème de santé publique.

 
 
 
imprimer