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Biologie



Les pathologies bucco-dentaires et la génétique
Version : 2000
Auteur : M. Goldberg, Dr Agnès Bloch-Zupan

ET SI LES CELLULES FAISAIENT NOTRE TRAVAIL ?


La biologie du développement a éclairé les facteurs de recrutement, de prolifération, de migration et de différenciation cellulaire. Ces connaissances sont à la base de l'ingénierie tissulaire qui est en train de modifier les pratiques biomédicales d'aujourd'hui et de demain.
A partir d'une cellule ou d'une molécule, régénérer un tissu devient possible dans le cadre des thérapeutiques.

Quelques exemples seront donnés au Congrès de l'ADF dans le domaine biomédical :
- régénération d'un col du fémur à partir d'une cellule
- réparation osseuse et cartilagineuse
- chirurgie vasculaire et nerveuse

Et dans le domaine spécifique à la chirurgie dentaire
- régénération du tissu osseux parodontal et du cément par des protéines de l'émail
- minéralisation pulpaire à partir de molécules ostéogénétiques et obturations endodontiques

C'est tout un ensemble de thérapeutiques nouvelles qui sera mis en perspective.

Source : Michel Goldberg
Président scientîfique du Congrès 2000

LES PATHOLOGIES BUCCO-DENTAIRES ET LA GENETIQUE:
VERS UN DIAGNOSTIC CLINIQUE PRECIS


Quelles sont les répercussions et implications de la génétique sur la vie d'un cabinet dentaire ?
Les chirurgiens-dentistes sont-ils sensibilisés aux maladies génétiques ?
Comment effectuer le diagnostic des pathologies bucco-dentaires génétiquement conditionnées ?
Quels sont les modes de transmissions et les mécanismes moléculaires qui sous tendent les anomalies dentaires ?
Comment expliquer au patient sa pathologie et ses conséquences ? Comment le conseiller ?
Comment contribuer à la recherche sur les anomalies dentaires ?

Au cours du Congrès de l'ADF des scientifiques français et étrangers tenteront d'apporter des réponses à toutes ces questions.

Chez l'homme, le développement de la denture temporaire débute morphologiquement vers la 6ème, 7ème semaine de la gestation. L'odontogenèse s'achève vers 18-25 ans par la rhizagenèse et l'éruption des 3ème molaires permanentes. Les avancées récentes de la génétique ont conduit à la découverte d'un certain nombre de gènes impliqués dans le développement dentaire chez l'homme (gènes impliqués dans les stades initiaux de la morphogenèse dentaire, gènes de protéines de l'émail). Ce développement dentaire peut être perturbé engendrant alors de nombreuses anomalies touchant le nombre, la forme, la taille et la structure des dents. Certaines de ces anomalies ont un fondement génétique. Leur étude chez l'homme est difficile à réaliser et pose un certain nombre de problèmes. Il est en effet complexe d'obtenir des données précises (histoire familiale, médicale, dentaire, données cliniques), concernant un nombre suffisant d'individus, et susceptibles de bénéficier d'un traitement statistique validant. Les individus peuvent également présenter de grandes variations autour d'une anomalie. Dans le cadre de syndromes connus incluant une composante dentaire les données de la littérature peuvent être sommaires voire se limiter à quelques cas en raison de la rareté de la maladie.

Le Professeur Michael Dixon, en charge de la chaire de Génétique Dentaire de l'Ecole des Sciences Biologiques de l'Université de Manchester (Royaume-Uni) présentera les différentes techniques et outils de la génétique au service des patients atteints de maladie génétique et en particulier du syndrome de Treacher Collins. Cette maladie se manifeste cliniquement par des malformations craniofaciales, une fente palatine et une surdité. Le gène responsable a été isolé récemment.

Le Professeur Irma Thesleff encadre le groupe de Biologie du Développement Cranio-Facial de l'Institut de Biotechnologie d'Helsinki en Finlande. Ce laboratoire de recherche tente de disséquer les mécanismes moléculaires impliqués dans la genèse des anomalies dentaires de nombre.

Comprendre constitue une première étape, encore faut-il diagnostiquer les anomalies dentaires en gardant à l'esprit que celles-ci peuvent parfois constituer des signes d'appel pour des maladies génétiques ou des syndromes dépassant largement le cadre dentaire. L'augmentation rapide des connaissances dans le domaine de la biologie du développement, les études détaillées des syndromes affectant la tête et le cou et l'existence de bases de données informatiques constituent une aide précieuse au diagnostic de ces pathologies.
Le Professeur Roger Hall du Département d'odontologie Pédiatrique du Royal Children's Hospital de Melbourne (Australie) s'intéresse particulièrement aux anomalies dentaires du développement et à leur signification en tant que marqueur du développement en général.

Le conseil génétique est une consultation dont le but est d'informer, sur leur état, les individus et les familles atteints de maladies génétiques ou à risque de l'être et d'aborder les problèmes humains associés à la survenue de cette maladie dans une famille. Il nécessite l'appréhension des faits médicaux dont le diagnostic et la prise en charge adaptée, la détermination du rôle de l'hérédité dans la pathologie. C'est à ce niveau qu'une prise en charge pluridisciplinaire odontologie - génétique trouve toute sa justification. Le Dr Elisabeth Flori, médecin généticien des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg fera part de son expérience d'accompagnement des familles et de conseil dans le cadre de maladies génétiques comportant une composante oro-faciale.

Source: Dr Agnès Bloch-Zupan

 
 
 
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