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Prévention



De l'enfant au senior : comment garder de belles dents
Version : 2002
Auteur : Dr P. Miara, Dr Axelson, Dr Lemaître, Dr S. Montal

CONDUITE A TENIR FACE A UNE DEMANDE D'ECLAIRCISSEMENT DES DENTS


Aujourd'hui la demande d'amélioration, voire de transformation de la teinte des dents est de plus en plus importante et, bien que les techniques d'éclaircissement des dents soient anciennes - les premiers essais ont été faits aux Etats-Unis par le docteur Chapple en 1877 - elles ne sont utilisées que depuis une vingtaine d'années en Europe.

Ces techniques s'améliorent sans cesse, tant au niveau de leur efficacité que de leur mise en oeuvre. Les chirurgiens dentistes disposent actuellement d'un véritable arsenal thérapeutique pour traiter, de façon sûre et prévisible, les colorations des dents naturelles.

- Définir la ou les causes de la coloration:

Avant d'entreprendre un traitement d'éclaircissement des dents, il est important de définir parfaitement la cause de leur coloration. Il existe en fait de très nombreuses causes de coloration des dents naturelles:
- les colorations d'origine externe qui sont dues le plus souvent à un dépôt de colorant sur la surface des dents, comme le thé, le café, le tabac..., à certaines bactéries chromagènes (bactéries qui fixe les colorants), à certains produits comme la chlorhexidine que l'on retrouve dans certains bains de bouche. Théoriquement, ces colorations, toujours superficielles, se situent essentiellement sur l'émail des dents et sont faciles à éliminer par des soins d'hygiène classiques.
- les colorations d'origine interne, beaucoup plus graves, car elles touchent à la fois l'émail et le tissu sous-jacent appelé la dentine.
Leurs causes sont très diverses:
- génétiques, comme celles dûes à une amélogénèse (fabriction de l'émail) ou à une dentinogénèse (fabrication de la dentine) imparfaite ;
- prénatales, suite à une maladie contractée par la mère pendant la grossesse comme la rubéole, une anémie grave... ;
- postnatales, suite à l'ingestion de médicaments comme la tétracycline ou d'un excés de fluor.

Toutes ces colorations d'origine endogène peuvent atteindre différents stades de gravité. Elles nécessitent, suivant le type, suivant la couleur, la forme, l'étendue et l'intensité, des traitements spécifiques chimiques, prothétiques ou mixtes.
D'autres causes peuvent affecter les dents naturelles, ainsi l'âge : lorsque la dent vieillit, elle subit des transformations en surface et en profondeur qui provoquent des changements de colorations, la dent devient généralement plus jaune.

- Les traitements:

Deux types de traitements chimiques peuvent être utilisés séparément ou conjointement pour éclaircir les dents vitales :

- la première technique : le Home Bleaching - à faire chez soi - consiste à réaliser deux gouttières sur mesure à partir d'une empreinte prise au cabinet dentaire. Le patient, après s'être parfaitement brossé les dents, remplit chaque goutière d'un gel faiblement concentré et les met en bouche. Il doit les garder d'une heure à quelques heures suivant le produit choisi par le praticien.
Ce traitement, dit ambulatoire, est très efficace et simple à mettre en oeuvre ; les gouttières doivent être en principe portées de huit à quinze jours. Pour les colorations importantes, le traitement peut être prolongé un à deux mois.

- la seconde technique, réalisée au cabinet dentaire, utilise aussi des gels dont le principe actif est le même, mais à des concentrations beaucoup plus fortes. Elle nécessite donc impérativement la mise en place d'un champ opératoire, d'une protection gingivale efficace et d'une surveillance constante pendant toute la séance.
Afin d'activer ce gel, qui est à base d'eau oxygénée, et de déclencher ainsi sa décomposition progressive, il est nécessaire d'utiliser une lampe halogène très puissante, un plasma, voire même un laser. Avec certains produits très récents, la décomposition est initiée uniquement par des activateurs chimiques, ce qui simplifie encore le traitement.
Selon le moyen d'activation utilisé, la scéance est plus ou moins longue. Elle dure en moyenne une heure et doit quelques fois être renouvelée deux à trois fois pour être véritablement efficace.
Il est toujours possible, et quelques fois nécessaire pour des colorations très délicates, d'associer la technique ambulatoire à une ou deux séances au fauteuil.

Avec le recul technique que possède les chirurgiens dentistes, il est possible d'affirmer que ces traitements chimiques, lorqu'ils sont faits par des praticiens compétents, ne pose aucun problème sérieux tant au niveau des tissus mous que des tissus dentaires. Cependant, il faut signaler qu'il peut survenir, pendant ou après le traitement, une sensibilité des dents due au changement de température et même parfois des douleurs spontanées. Cette sensibilité, la plupart de temps réversible en quelques jours, doit tout de même être contrôlée et appréciée par le praticien traitant qui peut, dans certains cas rares, décider d'arrêter le traitement, d'utiliser des produits moins concentrés, d'espacer le port des gouttières, de mettre en place un traitement de désensibilisation avec des gels à base de fluor ou de chlorure de strontium.

Cette surveillance indispensable est obligatoire pendant toute la durée du traitement. Elle est du ressort du chirurgien-dentiste, c'est la raison pour laquelle ceux-ci mettent en garde les patients sur la pratique de certains centres d'esthétique qui proposent, à grand battage publicitaire, des traitements miracles de blanchiment, sans aucune compétence ni suivi médical.

Il faut enfin rappeler que toute les colorations ne peuvent pas être traités avec succés par ces traitements chimiques. Certaines colorations nécessitent malheureusement des solutions plus lourdes qui passent par la pose d'artifices prothétiques, comme des facettes ou des jackets de céramique. Seul un examen clinique préalable, et un diagnostic précis de la coloration faite par un professionnel, permet, en fonction des exigences du patient, de définir le ou les traitements à mettre en jeu pour chaque cas.

Etant donné que ces traitements sont effectués la plupart du temps sur des dents saines, il est du devoir du praticien de parfaitement bien saisir la demande du patient et d'expliquer clairement les différentes possibilités de traitement avec les conséquences et les chances de succés de chacune des solutions envisagées.
Plus que tout autre acte, puisqu'il s'adresse à des dents saines, le consentement éclairé du patient est indispensable.

Source: Docteur Paul Miara


LA PREDICTIBILITE DES MALADIES PARODONTALES ET CARIEUSES

Séance D86 du samedi 30 novembre de 14h30 à 17h30


Garder ses dents toute la vie - réalité ou utopie ? l'exemple de la Suède

La prévention et le contrôle de la carie dentaire sont aujourd'hui une réalité. Les chirurgiens-dentistes disposent des connaissances et de l'expérience nécessaires, ainsi que de méthodes et de matériels performants.
Il y a 20 - 30 ans, la Suède avait le taux de carie dentaire infantile le plus élevé du monde, principalement dans le comté de Värmland.
A l'époque, le Conseil national de la santé et de l'aide sociale a mis en place des actions préventives nationales, destinées à la population scolaire. Il s'agissait essentiellement de campagnes d'information sur l'utilisation de bains de bouche fluorés et sur le brossage.
En vue d'optimiser l'efficacité de ces actions, les chirurgiens dentistes ont lancé en 1979 une action préventive auprès des enfants et des jeunes du comté de Värmland, axée cette fois-ci sur les besoins.

Les objectifs de cette action :
- éviter toute restauration proximale,
- éviter toute restauration occlusale à amalgame,
- éviter toute perte proximale d'attachement parodontal,
- contribuer à responsabiliser les personnes et à les motiver à prendre en charge leur santé dentaire

La méthodologie

Pour plus d'efficacité, les actions préventives ont été menées auprès des principaux groupes à risque, que ce soit les sujets eux-mêmes, les dents ou les surfaces susceptibles d'être affectées (notamment les surfaces proximales et occlusales des molaires).

Des gestes d'hygiène buccale définis selon les besoins et fondés sur l'auto-diagnostic ont été mis en place. Chez certains sujets à risque, les chirurgiens dentiste ont eu recours au brossage mécanique professionnel et à l'utilisation de vernis fluorés, à des intervalles définis selon les besoins.

Depuis 1979, les résultats ont été évalués chaque année sur pratiquement 100% des jeunes de 3 à 19 ans, à l'aide d'un outil épidémiologique informatisé.
Durant une période de 20 ans, le pourcentage d'enfants de 3 ans exempts de carie est passé de 51% à 97%. En 1999, 86% des enfants de 12 ans n'avaient pas de caries. L'incidence carieuse avait été réduite de plus de 90% chez tous les groupes d'âge. En conséquence, la prévaience carieuse avait aussi régressé de façon spectaculaire (>95% chez tous les groupes d'âge). Chez les 12 et 19 ans, la moyenne de restaurations par sujet était passée de 6 à 0,3 et de 23 à 2 respectivement. Chez les jeunes de 19 ans, une seule restauration proximale était constatée et seulement 0,5 obturation.

Il était ainsi possible de conclure que près de 100% des objectifs définis 20 ans plus tôt avaient été réalisés. En outre, il semble réaliste d'affirmer que des jeunes de 20 ans n'ayant perdu aucune dent, avec seulement 2 restaurations, aucune perte d'attachement parodontal et des habitudes d'hygiène et de prise en charge bien établies, devraient garder au moins 25 dents naturelles saines pendant toute leur vie.

Une étude longitudinale portant sur des adultes a déjà permis de montrer que, entre 1972 et 1987, seule 0,2 dent avait été perdue et moins d'une nouvelle lésion carieuse était apparue chez chacun des sujets.

Source: Docteur Axeisson


ALTERNATIVES POUR LES PREPARATIONS CAVITAIRES : ECONOMISER LES TISSUS POUR GAGNER DES ANNEES

Séance D83 du samedi 30 novembre de 14h30 à 17h30


Le progrès de la prévention et des technologies adhésives permet aujourd'hui de traiter les lésions carieuses avec un strict minimum de délabrement.
La dimension hyper-réduite des pertes de substance conduit les chirurgiens-dentistes à rechercher des méthodes de préparations plus sélectives et plus précises que celles qui mettent en oeuvre des instruments rotatifs.

Est-ce la fin du fraisage ? Et pour quand peut-on envisager cette échéance ?
L'objectif de cette séance est de passer en revue l'ensemble des dispositifs et techniques proposées aujourd'hui sur le marché en alternative au fraisage et de dégager leur apport et leurs limites respectives pour une dentisterie moins chirurgicale, plus médicale et plus conservatrice.

- Le laser
- La sono abrasion
- Le micro-sablage
- L'ozone


LES PATIENTS A RISQUE PARO-MEDICAL

Séance B38 du Jeudi 28 novembre 14h30 - l7h30

- Les maladies parodontales

Les maladies parodontales sont des maladies infectieuses des gencives et du système d'attache de la dent (os, cément et ligament). Elles se traduisent par des symptômes qui peuvent passer inaperçus, comme les saignements gingivaux, le gonflement des gencives ou hyperplasie, la mobilité des dents. Ce sont en général les symptômes de l'inflammation provoquée par l'accumulation de bactéries entre dent et gencive dans le sillon gingivo-dentaire. Qualifiées souvent de « déchaussement », ces maladies peuvent aboutir à la perte prématurée des dents.
L'accumulation de ces bactéries se fait sous forme de plaque dentaire puis de tartre. Les bactéries impliquées dans ce processus infectieux sont déjà présentes dans la cavité buccale en nombre trop important ou encore peuvent venir d'une nouvelle infection provoquée par des bactéries particulièrement virulentes.
Que ce soit une gingivite (infection superficielle des gencives par des bactéries habituelles) ou une parodontite (infection en profondeur et destruction des tissus de soutien des dents) les maladies parodontales représentent de 8 à 200 cm2 de contact direct entre les bactéries et les tissus ulcérés de l'individu.
Aucun patient ne peut supporter une telle infection ailleurs que dans la bouche!

- Les conséquences sur l'organisme

Mis à part les conséquences directes de ce phénomène qui reste encore méconnu du public, il a été prouvé que, comme toute autre infection du corps humain, les effets de cette maladie ne se faisaient pas seulement sentir au niveau buccal. Les bactéries présentes ont un arsenal « destructeur » tel que leur présence va avoir des répercussions sur tout l'organisme.
Que ce soit par leur passage direct dans la circulation sanguine ou par réaction indirecte des défenses de l'individu face à leurs toxines ; ces bactéries sont susceptibles de déclencher des réactions chez la femme enceinte (accouchement prématuré et enfant de petit poids), d'augmenter le risque thrombo-embolique (formation de plaques d'athérome dans les gros vaisseaux), de déséquilibrer fortement un diabète ou encore de favoriser des infections pulmonaires par inhalation ou ingestion directe.

Il est prouvé également que le tabagisme (plus de 5 cigarettes par jour) est un facteur de risque majeur d'aggravation des maladies parodontales
Si les patients ne sont pas encore sensibilisés à toutes ces interactions des risques infectieux, il est du devoir du chirurgien-dentiste d'adopter une attitude préventive et de dépistage face à ces problèmes.

Bien souvent ce praticien est en « première ligne » pour gérer ces interactions.

Les patients, à la fois inconscients de l'état infectieux de leur bouche et des risques de santé généraux qu'ils encourent, ne peuvent être alertés que par leur chirurgien-dentiste. De plus, on remarque que bien souvent, le patient est plus sensible à la perte prématurée d'une dent qu'aux risques potentiels généraux qu'il encourt.

- Le chirurgien-dentiste : un rôle primordial dans le maintien de la santé en général

Il est indispensable que les praticiens jouent de plus en plus un rôle de médecins odontologistes en replaçant leur sphère d'activité dans le contexte plus global du corps humain. En adoptant cette attitude plus responsable, le rôle du praticien odontologiste devient incontournable dans le maintien de la santé de la population.

Cette population de patients, d'ailleurs, est de plus en plus demandeuse de « bonne santé » et de « gestion des risques de santé » pour leur avenir.

Au même titre que le médecin généraliste, le chirurgien-dentiste est amené à organiser une prise de conscience publique face au problème du tabagisme et de ses conséquences. La mise en place d'un protocole de sevrage tabagique, orchestré par toute l'équipe soignante, mais initié par le chirurgien-dentiste, représente un geste majeur de prise en compte de la santé du patient. La perte de l'esthétique, l'idée de vieillissement et de dégradation du corps sont souvent liés, en premier, à la dégradation du sourire et peut, par ce phénomène, servir de motivation.

Si le problème du tabac est un problème maintenant bien connu, les autres problèmes liés à la santé bucco-dentaire restent plus méconnus.

Le chirurgien-dentiste face à des risques de diabète (hygiène de vie, retard de cicatrisation), à une difficulté à équilibrer un diabète insulino-dépendant, à un risque cardio-vasculaire (hygiène de vie, tabagisme), à une grossesse même sans risque, se doit d'organiser dépistage et traitement préventif très tôt, avant même que les symptômes ne se déclarent. Un questionnaire médical, un entretien, un examen de dépistage systématique sont des attitudes que praticiens et patients doivent être amenés à adopter couramment de nos jours.

Dans le même ordre d'idée, le médecin généraliste ou spécialiste, se doit de prendre conscience des larges interrelations qui existent entre santé générale et santé buccale. L'examen bucco-dentaire chez les malades et, principalement dans les cas cités précédemment, doit être demandé systématiquement dans le cadre de la prise en charge globale du patient.

La sphère buccale, mis à part dans les cas de risque d'infection cardiaque, hélas souvent suivie d'extractions multiples, est restée trop longtemps isolée du reste du corps. La notion d'équipe soignante, renforcée par les données récentes qui seront détaillées au cours de cette séance de la Société française de parodontologie et d'implantologie orale au Congrès de l'ADF, doit devenir un de nos objectifs prioritaires des prochaines années.

Pour le bien des patients, pour l'amélioration de la santé de la population, mais aussi dans un cadre de politique de santé publique plus générale, la prise en compte, par les instances publiques, des maladies bucco-dentaires en général, et des maladies parodontales tout particulièrement, devient indispensable et même incontournable.

Source : Docteur Philippe Lemaître


QUELS SOINS POUR NOS SENIORS ?
EXIGEANCES ET PRECAUTIONS

Séance A 13 du Mercredi 27 novembre 14h30 - 17h30


Parler, manger, boire, embrasser, sourire... tout au long de la vie, la bouche ne cesse de s'exprimer; elle est la source des premiers plaisirs, et peut-être des derniers ; elle représentait, pour les Egyptiens, l'essence de la vie dont on célébrait l'ouverture après la mort...

Au fil des ans, le vieillissement entraîne un certain nombre d'altérations au niveau de la cavité buccale, témoins de facteurs génétiques et environnementaux: mobilité, usure ou perte de dents, douleurs, récessions gingivales, déficit salivaire, gustatif...
Ces perturbations doivent être identifiées et prises en charge pour préserver ou restaurer une certaine qualité de vie et de bien-être. Car la vieillesse est une étape de l'existence au cours de laquelle chacun doit pouvoir poursuivre son épanouissement. Les seniors, dans leur grande majorité, restent de nos jours autonomes et lucides jusqu'à la fin de leur vie et l'apparition de la dépendance, quand elle survient, se fait à un âge de plus en plus tardif. Chacun est en droit d'espérer profiter de l'augmentation de l'espérance de vie, mais surtout d'une espérance de vie de qualité.
Les objectifs thérapeutiques actuels visent le maintien ou l'amélioration des conditions orales optimales, or les chirurgiens dentistes vont devoir faire face à un véritable «papy-boom » dans les prochaines décennies.

A l'heure actuelle, la France, comme tous les pays riches et industrialisés, connaît un vieillissement très sensible de sa population : au 1er janvier 2000, les + de 65 ans représentaient 20% de la population et, selon les projections démographiques, l'accroissement de nos aînés sera de prés de 40% en 2030 en France. Les différents acteurs de santé vont donc être confrontés à un ensemble de problèmes complexes dépendant du polymorphisme du vieillissement de chaque individu, mais également à un problème quantitatif.

La prise en charge des seniors par le chirurgien dentiste implique une évaluation minutieuse de l'état de santé et de la situation sociale du patient, ainsi qu'un plan de traitement approprié à ses besoins fonctionnels et socio-psychologiques. L'importance donnée à l'apparence physique, la perception qu'a un individu de sa capacité masticatoire, les aspects socio-économiques font partie des éléments à intégrer dans le rapport bénéfices/risques de la thérapeutique proposée.

Au niveau de la cavité buccale, les nombreuses enquêtes réalisées au plan international mettent en évidence un déficit important de la santé bucco-dentaire des personnes du 3ème âge taux d'édentation élevé, nombreuses prothèses défectueuses et/ou portées trop longtemps, mauvaises conditions gingivales et parodontales, conduisant à un déficit fonctionnel avec difficultés à la mastication, à la phonation, inconfort et douleur, qui constituent les doléances les plus courantes. Sans oublier que le maintien d'une bonne santé orale peut également contribuer à éviter certaines complications générales et, plus particulièrement sur le plan digestif, avec des carences nutritionnelles et un risque plus élevé d'infections systémiques...
C'est ainsi que le maintien des capacités masticatoires s'intègre dans le programme national nutrition-santé (PNNS) du 31 janvier 2001 qui vise à prévenir les pathologies dues à une mauvaise alimentation : cancer, obésité, ostéoporose, diabète.

Préserver ou retrouver une efficacité masticatoire, traiter les douleurs et les handicaps esthétiques et fonctionnels pour retrouver tous les petits bonheurs quotidiens, comme partager un repas entre amis, parler à ses petits enfants... sont donc autant de défis pour les chirurgiens-dentistes.

Chez les personnes âgées autonomes qui restent acteurs et demandeurs de soins, les techniques de soins se rapprocheront de celles utilisées chez l'adulte, en tenant compte bien sûr des particularités de chacun. Et, si la prévention et le maintien des différentes fonctions sont primordiales, le recours à l'implantologie permettra de maintenir et de prolonger les performances fonctionnelles et esthétiques du patient.

En revanche, chez d'autres sujets, l'importance des déficiences et/ou des incapacités observées, va orienter les thérapeutes vers des solutions a minima avec une prise en charge de la douleur et des blessures, le traitement des mobilités, la stabilisation des anciennes prothèses etc...

Mais il est important de sensibiliser tous les patients à la prévention et l'anticipation : la vieillesse «ça se prépare » !

Source.- Docteur Sylvie Montal

 
 
 
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