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Environnement



Passer d'un siècle à l'autre, les perspectives d'un nouveau millennaire
Version : 2000
Auteur : JP Ouhayoun, J. Samson

LA PARODONTOLOGIE, UNE DISCIPLINE MEDICALE ?


Les parodontites sont des maladies infectieuses qui, selon certains travaux récents, pourraient être transmissibles. Malgré tous les progrès accomplis en microbiologie parodontale ces dernières années, la flore bactérienne responsable, très complexe, est loin d'être totalement identifiée.

Cependant, il est de plus en plus évident que cette source de bactéries pathogènes constitue un risque pour l'organisme. Ainsi, un pourcentage important de naissances prématurées pourraient être dûes à une parodontite chez la mère, de même que le traitement de la parodondite permettrait d'équilibrer un diabète. Par ailleurs l'helicobacter pilori, bactérie responsable de gastrites chroniques et d'ulcères duodénaux, a été détectée dans la plaque bactérienne dentaire.

Enfin, certains auteurs présentent les parodontites comme un facteur de risque pour les infractus du myocarde, au même titre que les facteurs génétiques ou les habitudes alimentaires.

Dans ce contexte, il est certain que la thérapeutique des parodontites passe par un contrôle bactérien mécanique ou pharmacologique, préalablement aux interventions de chirurgie parodontales d'assainissement.

Source: Jean-Pierre Ouhayoun

CANCER ET GENETIQUE, DETERMINATION DES SUJETS A RISQUE


De nombreux cas familiaux évocateurs d'une prédisposition héréditaire pour le cancer (cancer du sein, cancer du colon, mélanome...) avaient fait suspecter le rôle de la génétique dans la carcinogénèse. La découverte du chromosome Philadelphie dans la leucémie myéloïde chronique avait conforté cette hypothèse.

Le cancer resulte d'une mutation touchant une cellule embrionnaire ou adulte qui va proliférer de façon anormale pour donner naissance à un clone. En réalité, il faut probablement 6 ou 7 mutations successives pour que les cellules mutées ne soient pas éliminées par apoptose.

Lors des deux dernières décennies, de nombreux gènes mutés ont étés identifiés dans les cancers. Ils constituent trois groupes de gènes : les oncogènes, les gènes suppresseurs de tumeur et les gènes mutateurs. Les oncogènes, ou plus exactement les proto-oncogènes (sis, myc, fos, jun...), qui dérivent des oncogènes rétrovitaux, sont présents dans toute cellule normale; un seul allèle muté peut modifier le phénotype de la cellule. Les gènes suppresseurs de tumeur (RET, BRCA1, BRCA2, TP5...) inhibent la prolifération de la cellule, et les deux allèles doivent être mutés pour en modifier le comportement. Les gènes mutateurs interviennent habituellement pour maintenir l'intégrité de l'information génétique : la mutation des deux allèles permet une réplication et une répartition anormale de l'ADN.

Pour le carcinome épidermoïde de la cavité buccale, il existe très certainement, à côté des substances carcinogènes classiques que sont le tabac et l'alcool, des facteurs génétiques prédisposant dont la plupart reste à découvrir.

Source : Jacky Samson

 
 
 
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