Le côté
obscur
de l'IA

Même si certaines de ses applications relèvent encore de la science-fiction, l’intelligence artificielle révolutionne déjà l’univers de la santé. Faut-il s’en réjouir ou s’en méfier ?
Publié le 20 septembre 2021

Plus de soins sur-mesure basés sur la data

Avec l’IA, la médecine se dirige vers des soins plus personnalisés, adaptés à chaque individu, prenant en compte ses informations personnelles, de ses habitudes de consommation à ses caractéristiques génétiques, et les croisant avec de gigantesques bases de données afin de choisir le traitement le plus adapté. 

Littérature scientifique, essais cliniques, renseignements émanant directement des patients… les professionnels de santé sont submergés d’informations. Si l’esprit humain ne peut plus gérer de telles quantités de données, les algorithmes peuvent désormais s’en charger ! L’intelligence artificielle permet donc l’émergence d’une médecine sur-mesure, où le malade (et toutes ses données) est pris en charge via une approche globale.

Des avancées prometteuses… et des risques qui vont avec !

Qui dit progrès de cette envergure, dit aussi dangers potentiels. Parmi eux, certains sont régulièrement évoqués : 
 

  • l’atteinte à la vie privée, la violation du secret professionnel ou l’utilisation à des fins malveillantes lors de l’exploitation des données personnelles (la CNIL reste néanmoins ferme quant à la protection de ces informations) ;
  • la disparition de certains emplois qui pourraient être remplacés par des procédés d’intelligence artificielle (même si la relation humaine restera centrale dans le domaine de la santé, la formation initiale et continue devra néanmoins s’adapter aux progrès liés à l’IA pour permettre aux professionnels de suivre les évolutions de leurs métiers) ;
  • la déshumanisation de la relation ;
  • la responsabilité en cas d’erreur de la machine ;
  • • la crainte de voir une IA échapper au contrôle de l’homme.

Ces risques soulignent la nécessité de trouver des moyens adéquats pour accompagner les développements de l’IA. Il ne s’agit pas de les freiner mais de se préserver de leurs dérives éventuelles.

L’éthique, contrepoids à un développement sans limites

Face à une technologie qui évolue de plus en plus vite, il est impératif d’organiser la complémentarité entre l’homme et la machine, ce dernier devant conserver la capacité éthique d’avoir le dernier mot. Le professionnel de santé reste le seul habilité à poser un diagnostic. Il doit pouvoir garder son autonomie face à la machine, être en mesure de comprendre toutes les décisions affichées et les contourner s’il le juge nécessaire. 
Garde-fou quotidien du professionnel de santé, l’éthique représente le contrepoids indispensable à un développement aveugle de l’IA. Elle s’affirme comme un élément de compromis entre les partisans d’une course à l’intelligence artificielle et ceux, plus prudents qui s’inquiètent de ses possibles dérives.

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